‹ Histoire des dogmes (volume 2)Chapitre 78 sur 223 · Apol.l, 63; Z)îai., 41, 13 V · texte numérisé non relu

Apol.l, 63; Z)îai., 41, 13 V

l'étions, et il a souffert pour le genre humain^ . L'auteur observe encore que la mort est la conséquence du péché, que Jésus-Christ l'a soufferte cependant non pour lui, mais pour les hommes ^ ; d'où il suit bien que le Sauveur a pris sur lui la peine du péché et a détruit par là et le péché et la mort.

Au-dessous de Jésus- Christ, les apologistes mettent les anges, créés avant l'homme, intelligents et libres^. Athénagore [Suppl.^ 10) en fait les ministres de Dieu pour le gouvernement du monde. Dans un passage bien connu [ApoL i, 6), saint Justin les nomme entre le Fils et le Saint-Esprit. Mais outre que le passage est unique, cet ordre s'explique par la remarque du saint docteur que le nom d'ange a souvent été donné au Fils, et par le but qu'il se propose, qui est simplement d'établir que les chrétiens ne sont pas des athées. Le texte prouve en tout cas que les anges étaient alors l'objet d'un culte ((jEêojjisOa xal TcpoaxuvoujAcv). Plusieurs de ces anges n'étaient pas restés dans la voie droite. Les uns avaient péché avec les filles des hommes ; d'autres s'étaient rendus coupables de divers méfaits^. Entre tous, le diable ou Satan est le plus pervers, l'ennemi spécial de Dieu, l'auteur de la chute d'Adam ^.

Dans l'homme les apologistes distinguent deux éléments, l'âme et le corps. On a même accusé saint Justin, sur le chapitre 10 du fragment De resurrectionej d'en distinguer trois, car il y écrit que le corps est la maison de l'âme, l'âme celle de l'esprit : oixo; y^p to cjwfAa 'l/u/^:;, itvÊUfjiaToç Se 4"^x'^ otxo;. L'ensemble de ses ouvrages le représente cependant plutôt comme dichotomiste®. Le

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