‹ Histoire des dogmes (volume 2)Chapitre 82 sur 223 · Harnack, Lehrh. der DG., I · texte numérisé non relu

Harnack, Lehrh. der DG., I

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sible » du Fils : et sans doute le Père a toujours été essentiellement visible et connaissable : par conséquent le Fils a toujours et essentiellement existé : il est éternel comme le Père. — D'autre part, on trouve sans doute dans VAdçei^sus haereses quelques expressions subordinatiennes : le Fils a reçu la souveraineté de son Père (m, 6, 1; v, 18, 3); il est porté par le Père avec la création, « car il n'existe qu'un seul Dieu Père au-dessus de tous » (v, 18, 2) ; mais saint Irénée ne fait guère que répéter ici les expressions des Évangiles et de saint Paul, et l'on ne saurait éviter un certain subordinatianisme dès que l'on admet le Père comme source de la Trinité.

Quant au Saint-Esprit, il est remarquable que l'évêque de Lyon ne lui donne nulle part, et ce conformément à l'Écriture, le nom de Dieu (iv, Préf., 4; iv, 1,1). Mais, du reste, il le représente comme éternel (aevvaov, v, 12, 2), existant auprès de Dieu « ante omnem constitutionem », et produit par lui au commencement de ses voies d'après les Proverbes, viii, 22 (iv, 20, 3).

Par rapport au Père, le Saint-Esprit est sa sagesse (iv,20, 3 eipassim]^ Sdiflguratio (iv, 7, 4) ^ : ils sont, le Fils et lui, les « deux mains » par lesquelles Dieu a créé et formé l'homme (iv, Préf., 4; iv, 20, 1; v, 6, 1). Par rapport à l'Église, le Saint-Esprit est la vérité, la grâce, un gage d'immortalité, un principe d'union avec Dieu que le Christ lui a communiqué. Il lui est intimement uni, et donne à ses sacrements leur efficacité et leur vertu (m, 17, 2; ni, 24, 1; v, 8, 1; cf. iv^ 33, 7).

Un des objectifs du gnosticisme était d'expliquer la présence du mal dans le monde; mais il ne le faisait qu'en altérant la foi. Saint Irénée trouve cette explica-

1. A moins qu'il ne s'agisse ici du Saint-Espril image du Fils. Voir la note de D. Massuet sur ce passage.

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tion dans la liberté de l'homme et dans la chute originelle. L'homme n'est naturellement et nécessairement ni bon ni mauvais : il est libre, et par là sujet à récompense et à châtiment (iv, 37, 1-3; iv, 3, 3; iv, 41, 2). D'autre part, sa condition même d'être créé empêchait qu'il no fût parfait dès le principe : c'est par l'obéissance qu'il devait se rapprocher de son créateur et parvenir peu à peu à la perfection et à l'immortalité (iv, 38, 1, 3). Au lieu de cela malheureusement, Adam transgressa la volonté de Dieu, et avec lui nous tous qui étions contenus en lui. L'évêque de Lyon est formel : il établit entre Adam et Jésus-Christ un parallèle rigoureux. En Adam nous avons tous désobéi, et c'est pourquoi nous avons tous été châtiés : naissant de lui, nous méritons la mort : en Jésus-Christ nous avons tous obéi jusqu'à la mort, et renaissant de lui nous héritons la vie : 'Ev (xsv yàp xw Trpwxw 'ASàfjt Trpoasxod'aîJLEv, (xf. TconqaavTSç auTOu (tou ôeou) t^jV IvxoXVjv Iv ôà Tw SeuTspw 'Aoàjj, à7roxaTyiXXaY'i'][/.£v, uTZ-fiy^ooi [xej(^pi Oavàxou ysvouLsvoi (v, 16, 3). « Percussus est homo initie in Adam inoboediens (v, 34, 2)... ut quemadmodum per priorem generationem mortem haereditavimus, sic per generationem hanc (Ghristi) haereditaremus vitam » (v, 1, 3; v, 12, 3; v, 14, 1,3).

Dieu a donc travaillé au salut de l'homme, mais progressivement, et en lui donnant successivement les quatre testaments d'Adam à Noé, de Noé à Moyse, de Moyse à Jésus-Christ, et le Nouveau par Notre-Seigneur (m, 11, 8; iv, 9, 3). Bien que les deux premiers ne continssent que les préceptes naturels [naturalia le- ^is), quiconque les pratiquait était justifié (iv, 13, 1; cf. IV, 15, 1; IV, 16, 3). Le troisième fut une loi de servitude, mais de servitude envers Dieu, qui conduisait au Christ (iv, 15, 1 ; IV, 12, 5). L'Évangile est la loi d'amour et de liberté (iv, 12, 2, 5; iv, 13, 2), loi universelle qui im-

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pose plus à croire et plus à pratiquer, mais qui apporte aussi plus de grâce et plus de joie (iv, 9, 2 ; iv, 11, 3; IV, 28, 2).

L'Évangile a été promulgué par Jésus-Christ. Jésus-Christ rédempteur, saint Irénée l'affirme et le répète, n'est pas différent du Verbe créateur : il est le Verbe incarné (m, 16, 6; cf. m, 9, 3; 16, 7-9). Pourquoi incarné? Parce que nous ne pouvions parvenir à l'immortalité et à l'incorruptilité qu'à la condition que celui qui est l'immortalité et l'incorruptibilité par essence s'unît à notre nature, et par là même à l'humanité tout entière dont nous sommes les membres et qu'il a récapitulée en lui. C'est la doctrine de l'avaxe- (paXaiWtç chère à notre auteur (m, 16, 6; m, 18, 1, 7; III, 19, 1). Aussi la chair et le sang de Jésus-Christ ont-ils été réels (m, 18, 6, 7; m, 22, 1, 2, etc.); il a été notre frère, de notre race, formé de la même matière que nous (v, 14, 2, 3 ; m, 19, 3 ; m, 22, 2, 3, etc.) ; il a eu comme nous une âme humaine (m, 22, 1, 2 ; v, 1, 1 ; v, 14, 3). Sa naissance sans doute a été virginale — le livre III, 22, 1, 4-iO en contient une démonstration en forme, — mais d'ailleurs il a passé par tous les âges et tous les états : « par omnem venit aetatem » (ii, 22, 4; III, 18, 7) ; il a suivi toute la destinée humaine, tenté, souffrant, éprouvant nos douleurs et nos passions (m, 17, 4 ; m, 18, 1, 6; m, 19, 2; m, 22, 2; v, 21, 2).

Comment s'est faite cette union du Verbe et de l'humanité? Saint Irénée ne l'explique pas : il la désigne comme une commistio, une communio Dei et hominis (iv, 20, 4), une Evcoaiç tou Xoyou too 6£oy irpbç to uXàff^xa aùroCI (iv, 33, 11; cf. m, 16, 6; m, 19, 1); mais il a le sentiment et de l'unité personnelle qu'elle produit, et de la dualité des natures qu'elle maintient. « Ipse enim vere salvavit; ipse est Verbum Dei, ipse unigenitus a Pâtre Christus lesus Dominus noster » (m, 16, 9 ; m.

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19, 2, 3, etc.). « Ipsum Verbum Dei incarnatum suspensum est super lignum » (v, 18, 1; m, 9, 3). Et d'autre part, il fallait, remarque notre auteur, que le Sauveur fût réellement et à la fois Dieu et homme pour être médiateur entre le ciel et la terre, pour vaincre le démon et pour le vaincre justement (m, 18, 7). Et c'est pourquoi il a eu une double naissance : il a été homme pour être tenté, Verbe pour être glorifié (m, 19, 2, 3; cf. III, 16, 3) : « Secundum id quod Verbum Dei homo erat... secundum hoc requiescebat Spiritus Dei super eum... secundum autem quod Deus erat, non secundum gloriam judicabat, neque secundum loquelam arguebat » (m, 9, 3).

Ainsi Verbe incarné, Jésus récapitulait en lui, nous l'avons vu, l'humanité tout entière, et devenait pour elle un nouvel Adam, un nouveau chef en qui elle recouvrait ce qu'elle avait autrefois perdu dans le premier. « Quando incarnatus est et homo factus, longam hominum expositionem in se recapitulavit, in compendio nobis salutem praestans, ut quod perdideramus in Adam, id est secundum imaginem et similitudinem esse Dei, hoc in Christo lesu reciperemus » (m, 18, 1 ; m, 21, 10; V, 23, 2). Jésus nous représentait tous collectivement et individuellement, et dès lors, par l'Incarnation même qui nous faisait en lui communier à l'immortalité et à l'incorruptibilité du Verbe, l'œuvre de notre rédemption et de notre réintégration était déjà commencée (m, 9, 1; m, 18, 7). Cependant elle n'était pas complète : car une rédemption ainsi conçue aurait bien réparé les suites du péché, la corruption et la mort ; mais le péché lui-même n'eût pas été expié. Le Christ, notre représentant, devait donc apaiser la colère de Dieu. Comme le péché est avant tout une désobéissance, saint Irénée insiste avant tout sur l'obéissance de Jésus-Christ comme sur l'acte répa-

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rateur du péché : « Propitians quidem pro nobis Patrem in quem peccaveramus, et nostram inoboedientiam per suam oboedientiam consolatus » (v, 17» 1; III, 18, 6, 7). Mais il parle aussi de ses souffrances, de son jeûne (v, 21, 2) et surtout de son agonie et de sa mort sur la croix. Le sang de Jésus-Christ est le prix dont il nous a rachetés. « Verbum potens et homo verus sanguine suo rationabiliter redimens nos, redemptionem semetipsum dédit pro his qui in captivitatem ducti sunt » (v, 1, 1; v, 2, 1; cf. v, 16, 3). Sa mort a été un sacrifice pour notre rédemption : "Iva xat ô Oeoç S'jSoxr^ffy)... tov i5iov (xovoYevy] xal oL^aTzr\Tow oiôv 6u(7iav Trapsaj^eîv sîç Xutpojaiv ■;fi[i.£T£pav (iv, 5, 4).

L'effet de cette Rédemption, c'est la défaite du démon justement vaincu, notre réconciliation avec Dieu, l'image de Dieu restaurée en nous, la filiation divine, mais surtout l'immortalité et la vie incorruptible reçues en Jésus-Christ et par lui (m, 18, 7; m, 19, 1; m, 23, 1, 7; III, 24, 1; iv, 14, 1; v, 1, 1 ; v, 12, 6 ; v, 14, 1, 3; V, 16, 2, 3). Le moyen de participer à ces fruits, c'est la foi en Jésus-Christ — car par cette foi seulement les patriarches mêmes et les justes de l'ancienne Loi ont été sauvés (iv, 2, 7; iv, 5, 4; ix, 7, 2; iv, 13, 1), — mais une foi qui ne comprenne pas seulement l'adhésion de l'intelligence, mais l'accomplissement des préceptes : ce Credere autem ei est facere eius voluntatem » (iv, 6, 5; IV, 13, l;v, 10,1,2).

Notre régénération spirituelle s'accomplit parle baptême. Ce rite nous donne une nouvelle naissance et nous communique l'Esprit-Saint (m, 17, 2). Saint Irénée suppose formellement qu'on le confère aux petits enfants (ii, 22, 4).

L'Eucharistie, elle, est le corps et le sang de Jésus- Christ, corps et sang auxquels sont changés le pain et le vin. L'ensemble des textes ne permet pas de douter

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de la pensée de notre auteur sur ce point. Au livre iv, 17, 5, il rapporte les paroles de l'institution; puis au chapitre 18, 4, il demande aux gnostiques comment, avec leur doctrine, ils peuvent être assurés que le pain sur lequel on rend grâces est bien le corps du Seigneur, et le calice le calice de son sang. La chair, continue-t-il, est nourrie du corps et du sang du Seigneur : comment dès lors resterait-elle dans la corruption, et ne serait-elle pas participante de la vie ?... « De môme que le pain terrestre recevant l'invocation de Dieu n'est plus un pain commun, mais l'Eucharistie composée de deux éléments, l'un terrestre et l'autre céleste (ex 5uo TrpayfxaTOJV covsffTYixuîa, sTciysiou ts xa\ oùpaviou), de même nos corps, participant à l'Eucharistie, ne sont plus corruptibles, possédant l'espérance delà résurrection éternelle » (iv, 18, 5 ; cf. v, 2, 3). Et il faut mentionner ici ce qu'Irénée rapporte (i, 13, 2) des prestiges de Marcus, faisant apparaître rouge, après ses prières, le vin du calice, afin de persuader à ses fidèles que la Grâce supérieure qu'il invoquait avait distillé son sang dans le calice : preuve que les gnostiques admettaient eux-mêmes la présence réelle.

L'Eucharistie du reste n'est pas seulement un sacrement : elle est aussi un sacrifice : l'évêque de Lyon l'affirme et plusieurs fois : « Novi Testamenti novam docuit (Christus) oblationem, quam Ecclesia ab apostolis accipiens in universo mundo offert Dec » (iv, 17, 5; iv, 18, 1, 4).

Reste à exposer l'eschatologie de saint Irénée. Elle offre un caractère archaïque très prononcé, et il s'y est largement inspiré de l'Apocalypse. J'ai déjà dit qu'il traite fort durement ceux qui pensent que les âmes justes sont, immédiatement après la mort, mises en possession de Dieu. Il croit, pour sa part, que, comme l'âme de Jésus-Christ a dû attendre aux enfers l'heure

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de la résurrection de son corps, ainsi les âmes des chrétiens attendent, dans un lieu invisible, l'heure de la résurrection qui, les revêtant de leur corps, les amènera en présence du Seigneur (v, 31, 2). Cette heure, précédée de l'apparition de Fantéchrist et de sa défaite, viendra quand le monde aura duré 6000 ans (v, 28, 3). S. Irénée établit en vingt endroits, contre les gnostiques, la résurrection delà chair. Il la prouve par la résurrection même de Jésus-Christ (v, 31, 2), par l'habitation du Saint-Esprit en nous (v, 13, 4) ; par l'Eucharistie (v, 2, 3 ; IV, 18, 5). Une première résurrection se produira donc pour les justes qui régneront avec Jésus-Christ pendant mille ans (v, 32-35). Puis auront lieu la résurrection générale, chacun reparaissant dans sa propre chair (ii, 33, 5; ii, 34, 1), et le jugement (v, 32, 1). Le supplice des méchants sera éternel (iv, 28, 2 ; IV, 40, 1, 2 ; v, 28, 1) ; éternelle aussi la récompense des bons (iv, 28, 2; v, 36, 1, 2) dans la vue et la possession de Dieu (iv, 31, 2; iv, 35, 1), mais non pas identique en tous. Car il y a dans la maison du Père différentes demeures, et les uns seront reçus au ciel, d'autres habiteront le paradis, d'autres enfin la Jérusalem renouvelée (v, 36, 2). La mort sera détruite, et le Fils, à qui le Père a tout soumis, se soumettant lui-même au Père, Dieu sera tout en tous (v, 36, 2).

La doctrine de Méliton de Sardes, pour autant que nous en pouvons juger par les fragments qui nous restent de lui\ se rapprochait sensiblement de celle de saint Irénée. Jésus-Christ est vraiment Dieu, Dieu éternel : ôeo; àXy,Or,<; irpoaiiovioç uTrapywv (fragm. VI, xv) ; mais il est homme aussi, homme parfait avec un corps et une âme comme les nôtres (fragm. vi ; cf. Eusèbe, H.

1. Réunis dans Orro, Corpus apologetarum, ix. Voir G. Thomas, Melilo von Sardes, Osnabrùck, 4893.

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E., V, 28, 5). Il y a donc en lui deux natures : Méliton, si le fragment vi est authentique — et il n'y a aucune raison décisive d'en douter, — a été le premier à le dire expressément : ôsbç yàp wv ôtxo'j'Te xai àvôpojTro; réXsioç ô aùxbç (XptdTOç) xàç ouo auTOu ouataç iTriffttoaaTO r,(jLÎv. Mais il n'y a en lui qu'une personne : notre auteur le suppose constamment par l'usage qu'il fait de la communication des idiomes (fragm. vu, xiii, xiv, xvi). Enfin, trait caractéristique, l'évêque de Sardes, comme saint Irénée, connaît la doctrine de la récapitulation de l'humanité en Jésus-Christ (fragm. xiii).

Concluons ce chapitre en remarquant que saint Irénée ferme comme une première période de l'histoire du dogme. Avec lui finit cette théologie qui ne fait guère que rapporter les données primitives scripturaires ou traditionnelles, et qui ne s'avance au delà que par occasion et d'une allure timide. Il en est lui-même le fidèle et le plus complet représentant. Homme, par excellence, de tradition, il s'interdit systématiquement de spéculer et de rien ajouter à ce qu'il pense être la foi. Mais d'ailleurs cette foi nous apparaît déjà dans son œuvre avec toutes ses affirmations, ou du moins avec tous les germes qui se développeront plus tard. En Occident, ce développement se fera graduellement et sans secousses, et la théologie n'y perdra jamais le caractère de science éminemment traditionnelle que saint Irénée lui a imprimé. Si elle ne tient pas de l'évêque de Lyon ses formules et sa langue technique — que Tertullien lui donnera, — elle tiendra de lui tout le fond de ses enseignements et — chose en un sens plus importante — le sentiment de la voie d'autorité dans laquelle elle doit conduire ses recherches et réaliser ses progrès. En Orient, ce développement sera plus rapide et en quelque sorte subit.

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Un homme va paraître qui, partant lui aussi des données de la tradition, en brisera les cadres et tentera, émule des gnostiques, d'écrire à lui seul une explication scientifique et orthodoxe du christianisme. Œuvre grandiose mais prématurée , dont l'influence sera immense, mais dont beaucoup d'éléments devront être plus tard abandonnés, comme les ébauches d'un esprit plus vaste que sûr, comme les parties ruineuses d'un édifice trop hâtivement construit'.

i. Ces passes étaient écrites et imprimées lorsqu'a^été faite la découverte, dans une traduction arménienne, d'un nouvel ouvrage de saint Irénée postérieur à VAdversus haereses, la Démonstration de la prédication apostolique, El; ètiîSôiÇ'.v toO àTiocrToXixoO xr]p'jYîJ.aToç (Edit. K. Ter-Mekertschun, L. Ter-Minvs^iamz et A. Harnack, Leipzig, 1907)! Mais l'ouvrage, intéressant d'ailleurs, ne contient pas, au point de vue dogmatique, une seule idée que nous n'ayons trouvée dans VAdversus haereses. Il est donc inutile d'y insister. On peut voir le résumé doctrinal que j'en ai donné dans l'Université catholique, 43 mai 1907.

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