‹ Histoire des dogmes (volume 2)Chapitre 84 sur 223 · Par exemple Cahort xi, xil · texte numérisé non relu

Par exemple Cahort xi, xil

résies humaines ^ » D'autre part, son goût, et l'on peut dire son enthousiasme pour la philosophie est bien connu. Observons seulement que par philosophie il n'entend pas le système dételle ou telle école, mais généralement l'ensemble des doctrines qui enseignent la justice et la piété, dont chaque école fournit sa part^. Clément est un éclectique. Platon et Pythagore sont ses maîtres favoris : après eux, Zenon et Aristote. Il exclut seulement Épicure et les sophistes ^. Cette philosophie, pense-t-il, a rempli dans le passé un rôle providentiel : « Elle conduisait les Grecs au Christ comme la Loi y conduisait les Hébreux. » Elle leur avait été donnée « comme un testament à leur usage qui devait leur servir dedegrépours'élever à la philosophie selon le Christ-' ». Non pas qu'elle ait une origine aussi immédiatement divine que la révélation : elle ne vient pas de Dieu essentiellement, directement (xaTa TrpoTiyoufjievov), mais seulement indirectement et par voie de conséquence (xaToc eTTaxoXouÔrjtjLa), soit parce qu'elle a été puisée en grande partie dans les livres de l'Ancien Testament connus des païens, soit parce que la raison qui la crée et l'organise est elle-même un don de Dieu^. En tout cas, son rôle actuel est d'être l'auxiliaire de la foi dans l'étude que celle-ci fait de ses propres profondeurs : elle doit aider cette foi à s'édifier en gnose. Et sans doute les doctrines de la philosophie n'ajoutent rien à la lumière des vérités chrétiennes ; mais sa mé-

1. Stromat., VH, 16, col. 332. Voir aussi Strom., I, d, col. 700, 701. On trouvera dans Harnack, Gesch. der altchristlich, Litter., Die Ueberlieferung, pp. 291 sqq., la liste des citations que fait Clément des paroles des TCûscêuTepoi.

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