Cohort., X, col
sent partout, nulle part contenu, il est tout intelligence, il voit tout, entend tout, sait tout, gouverne tout *. Ses attributs sont les mêmes que ceux du Père : le Père est dans le Fils et réciproquement : on leur adresse à tous deux des prières : ils ne sont qu'un même Dieu ^. Clément pousse si loin l'expression de leur unité qu'il semble toucher parfois au modalisme ^.
Et cependant on a cru apercevoir dans ses œuvres des traces de subordinatianisme. Car il n'adopte pas seulement vis-à-vis du Fils les appellations que Philon donnait au Verbe, mais il déclare que le Père est TrpsaêuTspo; Iv Y^véorei, que la nature (<pu(n;) du Fils est la plus proche de celui qui est seul tout-puissant, que le Fils peut être démontré et connu, tandis que le Père n'est ni connaissable ni démontrable ■*. Bien plus, à en croire Photius ^, Clément aurait compté le Fils parmi les créatures; et il est vrai que, dans les ouvrages de Clément, on trouve à ce sujet quelques expressions inquiétantes®. Elles peuvent s'expliquer cependant et ne détruisent pas l'impression qui résulte de l'ensemble de sa doctrine. Plusieurs auteurs n'admettent même pas qu'il ait été vraiment subordinatien.
De l'Esprit-Saint notre docteur ne dit rien de spécial et qui ne se rencontre déjà dans l'Écriture '. A signaler seulement le passage où il nomme le Fils et le
i. Sirom., vn, 2, col. 408.
2. "Ev yàp àtxcpto, ô 6e6; {Paed., I, 8, col. 32S);Pae£f., I, 7, col.312; m, 1-2, col. 680, 681 ; Strom., V, 6, col. 63; VII, 12, col. 500, 501.