Paed., I, 8, col
4. Strom., VII, 1, col. 404; VII, 2, col. 408; IV, 25, col. 13G5.
5. Codex 109. Rufin d'Aquilée signale aussi dans l'œuvre de Clément des passages dans ce sens; mais il les suppose interpolés [Epilogus in Apologetic. S. Pamphili, édit. d'Origène de Lommatzsch, XXV, 387).
G. Strom., V, 14, col. 132; VI, 7, col. 278; Adumbrationes, col. 735,
7. Cohort., VIII, col. 188, 189; Sirom., IV, 26, col. 1373; VII, 2, ool.413; VII, la, col. 331, etc.
Saint-Esprit « primitivae virtutes ac primo creatae, immobiles existantes secundum substantiam ^ ».
Le Verbe est, comme on l'a vu, l'agent immédiat de la création. Clément entend cette création au sens strict : ni l'esprit ni la matière ne sont éternels ^\ il ne semble pas même avoir enseigné, comme plus tard Origène, une préexistence des âmes ^. Mais, en revanche, il est trichotomiste. L'homme possède en lui deux âmes, l'une charnelle et sensible (aapxixov irvstifxa), l'autre raisonnable et dirigeante (Xoykjtixov xa\ ^efxovixov), qui n'est pas engendrée avec le corps ''. A celle-ci appartient la liberté, car Dieu a voulu que l'homme se sauvât lui-même : "^K^aç Se èl -^i/cov auxtov ^ouXerai
Ni le corps n'est essentiellement mauvais, ni l'âme essentiellement bonne : le péché est donc notre fait, mais un fait qui nous est naturel et commun : le Logos seul est sans péché ^. Du péché originel Clément ne parle nulle part clairement. Il connaît sans doute la désobéissance de nos premiers parents, et suppose que, créés enfants, leur faute a consisté à s'unir par le mariage plus tôt que Dieu ne le leur avait permis. Il admet encore qu'Adam a donné aux hommes par son péché un exemple qu'ils n'imitent que trop ; mais il paraît nier l'imputation qui leur serait faite de ce péché, en affirmant que seuls les actes de notre choix (xarà Trpoaipeffiv) nous sont imputables ''.
i. Adumbrationes, col. 733, 736.