Strom., VI, G, col. 273; Y[, 16, col
5. Strom., VI, 12, col. 317 ; VI, 16, col. 360 ; IV, 21, COl. 1341 ; II, 13, col. 1000; VU, 7, col. 468.
6. Strom., II, 13, col. 1000, 1004; IV, 26, col. 1373,1377; Paed., III, 12, col. 672; cf. Cohort., XI, col. 228.
7. Strom., II, 15, col. 1004; III, 17, col. 1203; III, 14, col. 1193, 1196; Cohort., XI, col. 228; Adumbr. inepist. ludae, col. 733.
C'est pour nous délivrer du péché que le Verbe s'est incarné ^ Bien que notre auteur, préoccupé de la connaissance de Dieu apportée par Jésus-Christ, envisage surtout en celui-ci l'élément divin et invisible de son être, il n'ignore pas cependant ni ne méconnaît son humanité, ni le rôle qu'elle a joué dans l'œuvre du salut.
Le Verbe s'est donc incarné, s'est engendré en quelque sorte lui-même dans son incarnation, est né de David, d'une vierge : le Verbe incarné est Jésus- Christ : ouTOç yo^"^ ^ Xo'yoç 5 Xpioxoç ^.
Photius a accusé Clément de docétisme ^. L'accusation n'est que partiellement vraie. Clément repousse au contraire le docétisme proprement dit : il admet en Jésus-Christ un corps réel, un sang matériel, une humanité passible "* ; mais il pense que son corps était affranchi des nécessités ordinaires et naturelles du boire et du manger, et son âme des mouvements des passions (à7ra9yi<; Tyjv ^J^^x^v), de la tristesse et de la joie. Il rapporte même, sans la désapprouver, une tradition qui représentait la chair du Sauveur comme impalpable et n'offrant au toucher aucune résistance ^.
En somme, notre auteur reconnaît bien en Jésus- Christ deux natures : l'unique Logos est à la fois Dieu et homme : *0 Xoyoç ô [xôvoç au'fto ôso'ç te xai avÔpwTroç : il
est l'Homme-Dieu (ô àvôpwTToç Ôeoç) qui nous est utile et