‹ Histoire des dogmes (volume 3)Chapitre 100 sur 426 · Contra Eunomium, V, col. 700, 705; Antirrhet · texte numérisé non relu

Contra Eunomium, V, col. 700, 705; Antirrhet

6. Contra Eunom., V, col. 693, 697, 703, 708; Antirrhet., 42. Cf. Petau, De incarn., lib. III, cap. ii, 8, 9, 17.

la nature qui a pris ce corps. Tant s'en faut que nous ayons une mince idée du Dieu Fils unique que, s'il a pris, pour l'amour et le salut de l'homme, quelque chose de la nature inférieure, nous croyions que cela a été transformé ((ji.eTa7re7coir,(;6ai) en ce qui est divin et immortel ^ » Cette idée sera encore accentuée un peu plus loin : « Dans les mélanges matériels (atofxaTixcov àvaxpa(7£wv), quand l'un des éléments excède l'autre de beaucoup, il arrive que le plus faible est entièrement transformé (uàvTw; [ASTairoisIaGai) dans le plus considérable. C'est ce que nous apprenons sagement de la parole mystique de la voix de Pierre, à savoir que l'humilité de celui qui a été crucifié par sa faiblesse — or la faiblesse démontre la chair, comme nous l'avons entendu à propos du Seigneur — cette humilité, dis-je, par le mélange avec l'infini et l'immensité du bien, n'est pas demeurée dans ses bornes particulières et ses propriétés (ev toÎ; IStoiç (xexpotç xai îSitojjia^jiv), mais a été élevée par la droite de Dieu et, au lieu de servante, est devenue Christ-roi, au lieu d'inférieure, Très-Haut, au lieu d'homme, Dieu 2. » Ces derniers mots semblent indiquer qu'il s'agit ici de l'humanité glorifiée. La chose est plus probable encore pour un passage de YAntirrheticus où l'auteur, comparant l'humanité à une goutte de vinaigre qui tomberait dans la mer et serait absorbée dans ses eaux, la représente « transformée en la mer d'incorruptibilité » et a changée, avec tout ce qui avait paru alors selon la chair, en la nature divine et immortelle », n'offrant plus c< ni pesanteur, ni forme, ni couleur, ni résistance, ni mollesse, ni circonscription de la quantité, ni rien de ce que l'on a pu voir alors, le mélange avec le divin

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