‹ Histoire des dogmes (volume 3)Chapitre 150 sur 426 · Hi&t. eccU, V · texte numérisé non relu

Hi&t. eccU, V

3. Sozomène, qui reproduit Socrate en le commentant, ajoute que presque partout — c'est-à-dire dans l'Orient grec — les évêques suivirent l'exemple de Nectaire. La preuve cependant que ce témoignage doit s'entendre d'une partie restreinte de l'Orient grec est qu'Asterius d'Amasée (fin du iv» siècle) recommande nu contraire aux fidèles de prendre un prêtre comme confident de leurs fautes et témuin de leur contrition {Homil. XIII, Adhortatio ad paeniteniiam, P. G., XL, 369). Sur toute cette question, v. P. Batiffol, Études d'histoire et de théologie positive, I, p. 149 et suiv.

prêchée à Constantinople en 402, combinée avec les faits qui lui furent reprochés plus tard, peut jeter quelque jour sur ses sentiments à cette époque. Dans cette homélie (4), l'orateur, après avoir observé que la pénitence (asTavoia) eiïace tous les péchés, expose comment il la faut faire. Elle comporte d'abord la condamnation (xaTayvojaiç) et la confession (e^ayopsuaiç) des péchés; puis l'humiliation et la contrition du cœur ((juvTpiér) xapSi'aç) ; puis les prières, les larmes, les aumônes qui donnent à la pénitence son efficacité et sa valeur, en un mot les bonnes œuvres satisfactoires. 11 n'est point question d'absolution; mais, revenant au n° 5 sur l'examen et l'aveu des péchés, saint Chrysostome insiste sur la nécessité, pour le pécheur qui veut se corriger, de s'accuser en détail (xaT* elSoç), de ne point se contenter de dire en général qu'il a péché, mais bien de dire o-i to^s xai xdSs v^uapiov.

Dans tout ce passage néanmoins, il n'est pas expressément question de prêtre ou d'évéque recevant l'aveu; et même on ne voit pas clairement, au n*' 5, s'il s'agit d'un aveu proprement dit ou seulement d'un examen détaillé par lequel le pécheur se rend compte à luimême de sa conduite. Mais d'autre part, nous savons qu'une des accusations portées contre saint Chrysostome au concile da Chêne fut qu'il autorisait, qu'il exhortait même les pénitents relaps à venir à lui pour être guéris aussi souvent qu'ils retomberaient dans leurs fautes^ ; et Socrate^ lui reproche en effet d'avoir, contre la décision des évêques qui n'autorisaient qu'une fois la pénitence pour les fautes commises après le baptême, permis cette pénitence aussi souvent qu'on le désirerait. En rapprochant les faits et les textes, on

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