‹ Histoire des dogmes (volume 3)Chapitre 233 sur 426 · In épis t. ad Ephesios, I, 7; cf. In Isaiam, L · texte numérisé non relu

In épis t. ad Ephesios, I, 7; cf. In Isaiam, L

2. Epist. LXXII, 8, 9; XLI, 7, 8; In Lucam, VU, H4, 117; In psaîm. XXXVI, 46.

de l'enfer. Jésus innocent est, en principe, libre de cette sujétion. Le démon, trompé par la faiblesse apparente du Sauveur, ose cependant porter la main sur lui; il le fait mourir. C'est un abus de pouvoir dont il est juste que Satan soit puni. Parce qu'il a fait périr l'innocent, il perdra ses droits même sur les coupables : ceux-ci ressusciteront, et les enfers devront lâcher leurs captifs. Sous cette forme adoucie et, en somme, acceptable, la théorie des droits du démon ne se retrouve pas seulement chez saint Ambroise ^ ; on la rencontre encore chez saint Hilaire ^ ; l'Ambrosiaster l'adopte en maints endroits^, et saint Pacien la résume éloquemment^.

Elle prêtait aux effets oratoires, et l'on peut suivre, dans l'ouvrage de M. Rivière ^, les développements auxquels elle a donné lieu : mais elle devait céder le pas à la théorie réaliste qui la prime évidemment dans l'esprit des latins du iv® siècle, et avec laquelle d'ailleurs elle n'est pas incompatible.

Quant aux fruits de la rédemption, nos auteurs, et saint Ambroise en particulier, les ont souvent et incidemment signalés. C'est la rémission des péchés, notre réconciliation avec Dieu, l'immortalité bienheureuse, et l'entrée en partage de la vie divine : « Ad vulnera nostra descendit (Christus), ut, usu quodam et copia sui, naturae compotes nos faciat esse caelestis^ ».

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