‹ Histoire des dogmes (volume 3)Chapitre 251 sur 426 · De sacramentis, IV, 14-16, 19, 23; et cf. 25, VI · texte numérisé non relu

De sacramentis, IV, 14-16, 19, 23; et cf. 25, VI

3. Les objections que M. Loofa a voulu tirer contre la doctrine de

sacramentum est^ ». Cela n'empêche pas ce corps d'être une nourriture spirituelle; car, puisqu'il est le corps de Jésus-Christ, il est un corps spirituel, le corps du Verbe qui est esprit 2. L'évêque de Milan ne vise pas ici précisément le mode d'être du corps dans l'eucharistie, mais plutôt son efficacité sanctifiante.

C'est encore dans saint Ambroise et dans le De sacî^ainentis que nous trouvons le plus de détails sur la communion, ses conditions et ses effets. Ce dernier ouvrage recommande la communion fréquente, quotidienne, et blâme les Grecs qui ne communient qu'une fois Tan^. C'est pour n'être pas privé de cette divine nourriture sans doute, que les fidèles l'emportaient et la gardaient chez eux^. Mais cette communion exige une préparation. Si saint Jérôme aurait désiré qu'on s'y préparât par l'abstention de l'œuvre conjugale^, nos autres auteurs requièrent au moins une conscience pure : ils insistent sur la condamnation qu'encourt le sacrilège^. Quant aux fruits de la communion, le premier et le plus grand est de nous faire entrer par sa chair en participation de la divinité du Sauveur : « Quia idem Dominus noster lesus Christus consors est et divinitatis et corporis : et tu, qui accipis carnem, divinae eius substantiae, in illo participaris alimento'^ »; puis de nous donner la vie, la vie surnaturelle, la vie éternelle, de remettre nos péchés, de

saint Ambroise du De fide, IV, 124, et du commentaire sur le psaume XXXVni, 25, n'ont aucune valeur. V. Batufol, Op. cit., p. 289 suiv.

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