De nupt. et concvp., I
munique à celui qui le reçoit l'esprit de foi et de charité, une vie nouvelle^; il lui imprime un caractère 2. L'enfant est incorporé à Jésus-Christ^. Le corps même du baptisé est sanctifié et reçoit les arrhes de l'incorruptibilité future "*. Sans le baptême, on ne saurait participer aux autres sacrements et notamment à l'eucharistie ^.
On admettait longtemps avant saint Augustin que tout chrétien, même hérétique, pouvait baptiser, et l'on a vu ce qu'il pensait lui-même de la valeur du baptême des dissidents. Mais un infidèle pouvait-il validement conférer le baptême? Notre docteur voudrait avoir sur cette question la décision d'un concile général : il incline cependant à la résoudre par l'affirmative, pourvu, bien entendu, que le rite soit intégralement appliqué^.
Il regardait comme une tradition des apôtres et de Jésus-Christ l'usage de l'Eglise de baptiser les enfants nouveau-nés, et il en concluait, ainsi qu'on le dira plus tard, l'existence en ces enfants du péché originel, puisqu'ils sont baptisés pour la rémission des péchés et pour leur rédemption'. Les pélagiens objectaient en vain à cela que le baptême n'avait dans les enfants aucun effet médicinal et qu'il leur donnait droit seulement à l'entrée dans « le royaume des cieux » ; le saint docteur leur répondait que, dans le baptême, les enfants étaient pénitents habitu^ et que sans lui ils ne pouvaient être sauvés^. Cette nécessité du baptême