De peccat. merit. et remiss., I
pour le salut est d'ailleurs générale : par lui, on meurt au péché quel que soit son âge, et les plus parfaits mêmes qui ne l'auraient pas reçu, s'il s'en trouve, sont tenus de s'y soumettre^. Il peut cependant être suppléé par le martyre ou encore par la foi et la conversion du cœur [fidem^ conversionemque cordis) si le temps manque pour s'en approcher 2.
Quant à l'intention et aux dispositions requises dans le sujet du baptême, l'évêque d'Hippone incline, en cas de doute et de nécessité, vers le parti miséricordieux. Ainsi, encore qu'il ne blâme point l'autre manière de faire, il est d'avis que l'on baptise, en danger de mort, le catéchumène qui ne peut ni manifester sa volonté, ni professer lui-même sa foi : « Multo satius est nolenti dare quam volenti negare^. » Bien plus, il est d'avis de baptiser, dans les mêmes circonstances, le catéchumène engagé dans un commerce adultère, puisqu'on peut présumer qu'il avait l'intention de s'en retirer au moins au dernier moment, et de recevoir le sacrement. Et il ajoute : « Quae autem baptismatis eadem reconciliationis est causa, si forte paenitentem fîniendae vitae periculum praeoccupaverit-*. »
Immédiatement après le baptême, se donnait régulièrement la confirmation. Saint Augustin la mentionne plusieurs fois, et la met en rapport avec ce qui est raconté au livre des Actes, viii, 15-17^. Il la désigne tantôt comme une imposition des mains, tantôt comme une onction faite avec de l'huile bénite par le signe de
1. De peccat. merit. et remiss., I, 23; Enchiridion, XLII, XLUI; De baptismo, IV, 29.