Epist. LIV
3. De peccator. merit. et remiss., I, 34, 26-28; Contra âuas epist. pelag.f II, 7; Epist. CLXXXYI, 28; CCXYII, 16; De praedestin. sanctor., 25.
un sacrifice. A plus forte raison, l'Église offerte à Dieu par son grand prêtre Jésus-Christ est, en ce sens, un sacrifice. Elle est offerte, étant d'une certaine manière ce qu'elle offre : « demonstratur quod in ea re quam offert, ipsa offeratur ». Qu'offre-t-elle donc? Saint Augustin nous le dit : le sacrement de l'autel connu des fidèles ^ C'est là le vrai sacrifice [sacrificium çerum) figuré par ceux de l'Ancienne Loi maintenant disparus^.
Ce sacrifice cependant n'est pas absolu, il est relatif et commémoratif de celui de la croix, car il n'y a au fond qu'un seul sacrifice : « Huius sacrificii caro et sanguis ante adventum Christi per victima«î similitudinum promittebatur; in passione Christi per ipsam veritatem reddebatur; post ascensum Christi per sacramentum memoriae celebratur^. » Jésus-Christ, qui a été prêtre et victime au Calvaire, l'est aussi à l'autel : « Per hoc et sacerdos est, ipse offereas, ipse et oblatio. Cuius rei sacramentum quotidianum esse voluit Ecclesiae sacrificium^. »
Le sacrifice eucharistique étant un acte de latrie n'est offert ni aux saints, ni aux anges, mais à Dieu seul : « Quod offertur, offertur Deo qui martyres coronavit^. » On ne doit pas l'offrir pour les non-baptisés*, mais bien pour les fidèles défunts '.