De civit. Dei, XX, â-2; XXI, 9, 2; 10, i
5. Enchiridion, XCni, CXI, CXHI; De civit. Dei, XXI, 16; De peccator. mérites et remiss., I, 21.
4. Enchiridion, CXICXIII; De civit. Dei, XXI, 11; 13; 16; 18; 19-27. Y. A. Leuaut, L'éternité des peines de l'enfer dans S. Augustin, Paris, 1912.
de justifier le dogme par la raison. Quant à l'opinion qui admettait un adoucissement graduel des tourments de l'enfer, sans lui être favorable, il ne la condamne pas absolument : « Poenas damnatorum certis temporum intervallis existiment, si hoc eis placet, aliquatenus mitigari. » — « Quod quidem non ideo confirme, quoniam non resisto * . »
Et cependant saint Augustin était amené par les textes de saint Paul, / Coiinth., m, 11-15, et de saint Matthieu, xii, 32, à croire que certains péchés seraient pardonnes dans l'autre siècle comme en celui-ci^. Le premier de ces textes surtout sur le chrétien sauvé quasi per ignem, parce que, sur le fondement qui est Jésus-Christ, il a édifié du bois, de la paille, du foin, exerçait singulièrement sa curiosité ^ Quels sont les chrétiens désignés ici? Il est assez facile de répondre : ce sont les fidèles qui, tout en gardant l'essentiel des préceptes de Jésus-Christ, sont trop attachés aux plaisirs des sens et aux affections permises '' ; ceux dont notre auteur dit ailleurs qu'ils ont besoin de miséricorde, mais qu'ils n'en sont pas indignes^. Ces fidèles devront expier leur trop grand attachement au monde, et c'est pourquoi « temporarias poenas alii in bac vita tantum, alii post mortem, alii et nunc et tune, verumtamen ante iudicium illud severissimum novissimumque patiuntur^ ». Certains d'entre eux expieront donc après la mort. Maintenant saint Paul parle de feu. Qu'est-ce que ce feu? L'évêque d'Hippone en a proposé diverses interprétations : il y a vu les tentations et les
1. Enchiridion, CXH, cf. CX; De civit. Dei, XXI, 24, 3. Mais dans l'Enarr. inp&alm, CV, 3 : « Quis audacter dixerit? »