‹ Histoire des dogmes (volume 3)Chapitre 363 sur 426 · De civit. Dei, XXI · texte numérisé non relu

De civit. Dei, XXI

peines de cette vie ^ ; puis les séparations nécessaires que la mort impose ^ ; puis dans VEnchiridion, lxix, il en vient à l'hypothèse d'un feu purificateur qui, après la mort, tourmentera plus ou moins longtemps les fidèles d'ailleurs sauvés en principe : « nonnullos fidèles per ignem quemdam purgatorium, quanto magis minusve bona pereuntia dilexerunt, tanto tardius citiusque salvari ». Cette hypothèse ne lui paraît pas incroyable^. Il existe donc, d'après saint Augustin, sûrement un purgatoire, et peut-être, dans ce purgatoire, du feu.

C'est pour les défunts qui ont ainsi besoin de notre secours, et qui d'autre part n'en sont pas indignes, que nous faisons des aumônes et que nous offrons le saint sacrifice^. Ils n'en profitent que parce qu'ils ont, pendant leur vie, mérité d'en profiter, car, après la mort, ils ne sauraient rien mériter, non plus qu'on ne saurait mériter pour eux^. Mais ils en profitent certainement : K Neque negandum est defunctorum animas pietate suorum viventium relevari, cum pro illis sacrificium mediatoris offertur, vel eleemosynae in Ecclesia fiunt^. » Au De cwitate Dei, xxi, 27, 5, le saint docteur attribue également à l'intercession des saints après la mort, le pardon de certains péchés qui empêchent l'entrée dans le royaume de Dieu. Mais quels sont ces péchés « dificillimum est invenire, periculosissimum est definire. Ego certe usque ad hoc tempus cum inde satagerem, ad eorum indaginem pervenire non potui » .

Revenons aux bienheureux. Saint Augustin a con-

1. De civit. Dei, XXI, 26, 2; cf. XXI, 14; Enchiridion, LXVHI.

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