‹ Histoire des dogmes (volume 3)Chapitre 383 sur 426 · Epist. CXC, 22; Marius Mercator, Commonit., III, i · texte numérisé non relu

Epist. CXC, 22; Marius Mercator, Commonit., III, i

5. P. L., XLV, 1732 et suiv. Le libellus (18) porte qu'il fut adressé à Augustin. Il s'agit peut-être ici de l'évéque d'Aquilée, chargé de faire souscrire la tractoria pai* ses suffragants.

voir et d'un concile géne'ral qui voulût les juger. Quand celui d'Ephèse fut réuni en 431, Julien s'y rendit, espérant enfin trouver ce qu'il cherchait. Il n'y trouva qu'une confirmation des condamnations précédentes et de sa propre déposition '.

Le pélagianisme ne se releva pas du coup que venaient de lui porter les puissances ecclésiastiques et séculières réunies. 11 ne disparut pas pour autant tout de suite, et, indépendamment du semi-pélagianisme qui en retint quelque chose, on sait que tous les papes successeurs de Zosime, Boniface (418-422), Célestin (422-432), Sixte HT (432-440), saint Léon (440-461)2, et plus tard Gélase (492-496)^ eurent à s'occuper de cette hérésie. On a une manifestation très authentique de cette persistance de l'erreur dans les écrits de l'évêque breton Fastidius qui ont été mentionnés plus haut. On n'ignore pas non plus qu'un autre pélagien, Agricola, travaillait, vers 429, à gagner la Grande-Bretagne'*, et que ces efforts occasionnèrent la mission dans ce pays de saint Germain et de saint Loup. Le pélagianisme semble d'ailleurs, à partir de 425-430, avoir adouci un peu ses négations : il ne rejetait plus guère la chute originelle proprement dite ; il repoussait seulement le péché et la grâce ^.

1. V. la lettre du concile au pape Célestin : entre les lettres de saint- Célestin Epist. XX, 3, 6, P. L., L, 518, 522. Dans le premier passage, 0e<7aaX:aç est probablement une faute pour 'IraXîaç.

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