Epist. ad Serapion. l
Mr) '{i'jonol Oux laxt Yevyityi ^ Tpiaç' àXX' aiSio; xal jjiia 6eo- TY)? Iffxlv Iv TpiaSi, xal (Aia 8o^a xy)? àyiaç TpiaSoç*. — Tvjç ayiaç TpiaSoç (xia :r^ ôeorriÇ xal tcicttiç Icttiv ^.
La doctrine trinitaire d'Athanase allait devenir celle de l'Église grecque. Avant d'en venir là, elle devait cependant recevoir, soit dans sa terminologie, soit dans sa théorie des personnes divines et de leurs relations, de sérieux compléments. C'est encore au Père seul que saint Athanase applique par excellence le nom de Dieu : Iv TYJ 8xxXr)<7ia eïç ôeoç xripuacreTai, ô tou Xoyou Tra-cvip^. De plus, bien qu'il n'ait pas condamné, au concile d'Alexandrie de 362, ceux qui disaient [t-U oùaia, Tpeïç uttoaxaceiç, il a personnellement, jusqu'à la fin de sa vie, confondu les deux termes ouata et ÔTtoaTaffiç^*. Il écrira même, vers 369, dans VEpistula ad Afros, 4 : 'H Si uTToatatTiç ouata laxi, xal oùSlv àXXo (Tyifxatvo'jisvov eysi r\ auxb To ov. Comme il évite, d'autre part, l'emploi du mot Trpo'awTcov, il s'ensuit qu'il ne possède aucun terme pour désigner la personne. Il n'a pas du reste étudié ce qui constitue en soi les personnes divines, ni comment elles se distinguent et s'opposent entre elles, ni comment nous pouvons, par de lointaines analogies, nous représenter les opérations mystérieuses qui les font être. Polémiste toujours dans l'arène, Athanase n'a eu ni le loisir ni sans doute le goût de traiter ces questions de haute philosophie religieuse. Son enseignement trinitaire est donc incomplet : il sera complété en grande partie par les Cappadociens.