Catech. XHl
8. In epist. II ad Corinth-, hom. XI, 3-4; In epist. I ad Timolh., hom. VII, 3
la pensée se retrouve dans Didyme, saint Basile, saint Cyrille de Jérusalem et surtout saint Grégoire de Nazianze qui représente énergiquement Jésus-Christ s'appropriant, faisant sienne notre rébellion et devenant pour nous àuToa[/.apTia xat auToxarapa^.
Cette substitution a sans doute été faite par le Père, mais elle a été librement et volontairement acceptée par Jésus-Christ^, et saint Chrysostome d'ailleurs nie expressément que le Père ait fait à son Fils un précepte proprement dit de mourir^. Ceci posé, nous trouvons dans nos auteurs l'œuvre rédemptrice de Jésus-Christ représentée sous toutes les formes que nous avons signalées plus haut. Jésus-Christ se donne et donne sa vie comme le prix (àvTiÀurpov) de notre rachat : il est notre rançon*. Ayant pris sur lui nos péchés et nous portant en quelque sorte tous en lui, il expie, par ses souffrances et sa mort, nos iniquités : « Il nous a délivrés de la malédiction en devenant malédiction pour nous; il a subi pour nous une mort honteuse^. » Nous mourons tous et notre péché en lui. Jésus-Christ est une victime, et sa mort a été un sacrifice volontaire et véritable, un sacrifice expiatoire dans lequel le péché a été crucifié avec celui qui l'avait pris sur soi®. Ce sacrifice était capable d'apaiser le Père et de nous
1. DiDYM., De trinit., lîl, 12, 21, col. 860, 904; Basil., Regulae fusius <rac<o<ae, Interrog. II, 4 (P. G., XXXI, 916); Cyrill. Hieb., Calech. XIII, 28; Grec. Naz., Or. XXX, S; XXXVII, 1.
2. Cyrill. Hier., Catech, XIII, 6; Chrysost., Iji epiat. ad Gai., cap. III, 3.