‹ Histoire des dogmes (volume 4)Chapitre 147 sur 409 · Orat. XXXVII · texte numérisé non relu

Orat. XXXVII

<>. Epist. CLWW 'M, 4.

LA THÉOLOGIE GRECQUE DU IV SIECLE. lOa

soumis à cinq ans de pénitence'. Il est probable que, au canon 80 de XEpistula ccxvii, il s'agit des tétragames : ils sont soumis à quatre ans de pénitence, mais parmi les pleurants et les prosternés.

§ 8. — Mariologie. Culte des saints. Pratiques chrétiennes.

On a dit souvent que les définitions du concile d'Ephèse de 431 donnèrent surtout rim[>ulsion à la dévotion à Marie dans l'Église. Cela peut être vrai; la théologie grecque cependant n'attendit pas ce moment pour s'occuper des prérogatives de la Mère de Dieu. Saint Justin et saint Irénée lui avaient d^jà assigné une part dans l'œuvre de la rédemption. Cette idée fut reprise et développée par Amphiloque^ et saint Epiphane'. Le mot de ôeordxo; devint, nous l'avons vu,, assez courant au iv* siècle pour désigner Marie. Sa perpétuelle virginité surtout attira l'attention. Parallèlement à l'erreur d'Helvidius en Occident, saint Épiphane a signalé en Orient une erreur contemporaine d'antidicomarianites qui alTirmaient que la Vierge, après avoir mis au monde Jésus, avait eu commerce avec saint Joseph. Il proteste contre cette opinion, en proclamant à son tour la virginité de Marie in partit et post partum ^. Même protestation de la part de Didyme, qui salue en Marie l'àsiTcapOivo;, àel xal 8ià TravTo; iijLwjjLo; TrapOî'voç 5. Bien plus, il se trouva des dévots exagérés, les collyridiens, qui offrirent à la Vierge des

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