llaer. I,XXVIII
4. Ilaer. LXWHI. A remarquer que saint Épipliane observe incidemment que, en somme, nous ignorons si Marie est jamais morte- (ibid., 2i).
6. De trinil., F, -2-, col. iO* : III, 4, col. 83-2. Cf. àmphiloqce, loc. cit.
sacrifices. Saint Epiphane, qui nous les fait connaître', blâme leur zèle ignorant, et remarque que Marie étant une créature sainte doit être honorée, mais non point adorée : Tviv Mapi'av (ji.r,Seiç Trpoaxuvsfxio — xai el xaXXîffTy] ■}[ Mapt'a xai ayt'fx, xal TETii/Yjfxévy), iW oiix eîç to TTpooxoveîcOai ^.
Cet honneur rendu à la Vierge on le rend également aux saints ; et saint Epiphane encore formule le principe que « Qui honore Dieu honore aussi le saint; qui méprise le saint méprise son Seigneur ^ ». Des panégyriques sont prononcés pour rappeler leurs vertus, le jour de leur fête; les fidèles sont exhortés à les invoquer; car leur pouvoir, remarque saint Chrysostome, est grand auprès de Dieu (ttoXXtjv i-/pwxix<i TrappiQ- (Tt'av) \ d'autant plus, ajoute saint Grégoire de Nazianze, qu'ils sont actuellement plus rapprochés de Dieu que pendant leur vie terrestre^. On ne vénère pas seulement leur âme bienheureuse : on vénère encore leurs reliques^, et saint Chrysostome, en relevant la vertu et l'efficacité surnaturelle de ces restes précieux, nous montre les fidèles empressés autour des saints tombeaux ''.
Des autres pratiques chrétiennes je Jne signalerai, comme se rattachant plus étroitement au dogme, que la prière pour les morts. On la trouve mentionnée et pratiquée universellement en Orient, au iv° siècle. Saint Grégoire de Nazianze, saint Cyrille de Jérusa-
d. Haer. LXXIX.