Greg. Nyss., De s. Theodoro martyre (P. G., XLVI
7. Exposit. in psalm. CXV, 5; IX, 3; In epist. Il ad Corinth,, liom. XXVI, 3; In s. Eustalhium antioch., 2. — Je grouperai à part, à l'occasion de la querelle des images, les témoignages anciens relatifs à l'honneur qu'on leur rendait.
lem et saint Chrysostome en témoignent ' . Saint Epiphane écrit contre les aériens qui niaient l'utilité des suffrages pour les défunts : « La prière faite pour eux leur est profitable, encore qu'elle n'efface pas tous les péchés, mais parce qu'il nous arrive souvent, étant en ce monde, de chanceler involontairement ou volontairement pour marquer ce qui est plus parfait^. » L'euchologe de Sérapion et les Constitutions apostoliques contiennent des formules pour le service des funérailles^.
A ce moment, du reste, comme tout le culte se développe, se développent aussi les diverses formes de la vie ascétique, le monachisme et le célibat. Saint Epiphane, dans un passade intéressant, après avoir indiqué quel est, dans l'Éi^lise, l'ordre hiérarchique officiel, propose une autre hiérarchie mystique, fondée non plus sur les privilèges et les pouvoirs mais sur la sainteté de la vie. Au premier rang vient la virginité, qui est comme la base et le gond de l'Église; puis la vie solitaire (les anachorètes) ; ensuite la continence (lyxpaTeta); au-dessous le veuvage, et enfin l'état des personnes mariées •*.
§ 9. — Eschatologie.
Dans l'Église grecque du iv^ siècle le millénarisme a disparu : l'autorité d'Origène lui a donné le coup fatal. On ne paraît même pas admettre une dilation quelconque pour les justes de leur entrée dans la gloire. Saint Jean Damascène a cité, il est vrai, comme
1. Grec. Naz., Or. VU, 17; Cyrill. Hier., Catech. xxni, 10; Chrysost., In epist. ad Philip., hom. ni, 4; In acta apostol., hom. XXI, 4.