In psalm. I, 41 ; In Lticam, VII
2. On a soulevé sur la doctrine de la grâce de Zenon quelques difficultés qui ne méritent pas d'arroter sérieusement. Cf. Ballerini, Disserlatio II, capp. 5, 6 (P. L., XI, col. 1-23 et suiv.).
3. IIILAUVE, In psalm. CXVIII, litt. I, 12; lilt. X, 15; litt. XIV, i, 2; litt. XVn, 8; In psalm. LI, 20; LXIII, C; CXXVI, 10-1-2; CXLU, 7; De trinit., IIl, 33.
4. Ambroise, In Lucam, II, 81; III, 37; In psalm. XXXVI, 15; CXVIII, sermo I, 18.
ratur autera Deus in nobis et velle et agere pro bona voluntate. Ita, qui non ex Deo operatur, primo non habet velle; deinde, etiamsi habuerit velle, efficaciam non habet, quia non habet bonam voluntatem '.
Jusqu'ici tout est bien; là où quelques-uns de nos docteurs paraissent fléchir, c'est sur la nécessité de la grâce pour le commencement de la bonne œuvre et de la foi. Saint Ambroise est cependant très net. Dans le texte de lui cité plus haut, il affirme que nous ne pouvons « rien commencer sans le Seigneur », et ailleurs il ajoute : « Quidquid autem sanctum cogitaveris hoc Dei munus est, Dei inspiratio, Dei gratia^ ». Il en conclut avec l'Ambrosiaster que la grâce nous est donnée gratuitement et non sur nos mérites '. Mais sur cette même question, saint lîilaire, saint Optât, et même saint Jérôme ont émis des propositions que nous qualifierions actuellement de semi-pélagiennes. « Imbecilla enim est per se ad aliquid obtinendum humana infirmitas, écrit saint Hilaire ; et hoc tantum naturae officium est, ut aggregare se in familiam Dei et velit et coeperit. Divinae misericordiae est ut volentes adiuvet, incipientes confîrmet, adeuntes respiciat : ex nobis autem initiumest, ut ille perficiat'' ». Et l'on rencontre dans saint Optât et saint Jérôme des formules analogues^.
Partagée encore sur la nécessité de la grâce pour le commencement de la foi et de la bonne œuvre, la théologie latine du iv^ siècle se retrouve unanime pour af-
i. In epist. ad Philipp., II, 12, 13, col. 12U A B. Jéuôme. Epist. CXXXIII, 6.