‹ Histoire des dogmes (volume 4)Chapitre 218 sur 409 · De filii divinit · texte numérisé non relu

De filii divinit

t- Ibid. , n. I 44 roi 1048 D: In epist. ad ,Adv. Arium l ^^os'ïrïien'queVictîia admette d'une n,a-

rKn"rki?ia'û^\;Uoa Si'ne de .Isus-Christ, il imagine cependant;

aeternitas in se non admittit aetalem ' » ! — Même enseignement de Niceta chez qui il semble que l'on trouve un prélude de la lettre de saint Léon à Flavien^. Mêmes affirmations de saint Jérôme 3, et enfin de saint Ambroise dont les textes sont devenus classiques : « Servemus distinctionem divinitatis et carnis. Unus in utraque loquitur Dei Filius, quia in eodem utraque natura est; et si idem loquitur, non uno semper loquitur, modo^ », — « Non divisus Christus, sed unus, quia utrumque unus, et unus in utroque, hoc est vel divinitate vel corpore : non enim alter ex Pâtre, alter ex Virgine, sed idem aliter ex Pâtre, aliter ex Virgine^ ». On remarquera surtout chez lui l'affirmation de l'existence des deux volontés : « Suscepit ergo (Christus) voluntatem meam, suscepit tristitiam meam... Mea est voluntas quam suam dixit* ».

En tout ceci, remarquons-le bien, peu, très peu de philosophie : rien des longues dissertations sur la personne et la nature où se complaira le génie grec; mais l'énoncé très ferme de ce qui est la foi de l'Église, foi plus sentie encore qu'intellectuellement analysée.

L'œuvre de Jésus-Christ ici-bas est de nous sauver, de nous délivrer de la mort et du péché, de nous réconcilier avec Dieu. Comment nos auteurs ont-ils conçu cette œuvre libératrice?

à côté d'elle une certaine filiation adoptive convenant à l'homme : • Nos enim adoptione fîlii, iHo natura. Etiam quatlam adoptione filius et Christus, sed secundum carnem » {Adv. Arium, I, 10, col. !0«} C).

i. Tract. U, 8, 2: 9, 2; 7, 4.

Page 1