Tracl. I, dO, 3 ; II
5. Pacien, Libellas exhortât., 9, 10, 12; Amdroise, De paenitentia, I, 91; II, 46-30, 91, 92, 96; Jéuôme, Ejnst. LXXVH, 4.
paye réellement à Dieu la dette d"expiation et de satisfaction dont il est redevable : « Nemo pauper est qui Dec débet, nisi qui seipsum pauperem fecerit. Et si non habet quae vendat, habet quao solvat. » — « Oratio, lacrymae, ieiunia débitons boni census est'. » Malgré cela cependant, le pénitent ne doit pas croire que son pardon lui est dû tanqiiam ex dehito. Il peut l'espérer seulement, car il ne l'a pas proprement mérité : « Aliud est enim mereri, aliud praesumere^ ».
Enfin le dernier acte de la pénitence était la réconciliation du pénitent, la « remissa peccatorum », « paenitentibus cura^ », qui se faisait solennellement à Rome le samedi saint par l'imposition de la main de Tévèque''. Cette réconciliation avait pour effet de ramener dans le pécheur le Saint-Esprit qui s'en était éloigné, de rendre ce pécheur à la vie surnaturelle, de le réintégrer dans l'Église par l'admission à la communion ^. La sentence qui opérait ainsi la réconciliation était-elle purement déclaratoire, c'est-à-dire l'évéque déclaraitil simplement que, vu les dispositions du pénitent et les prières faites pour lui par l'Église, ses péchés lui étaient remis par Dieu, ou bien était-elle effective, c'est-à-dire l'évéque remettait-il lui-même les péchés du pénitent en vertu du pouvoir que Jésus-Christ lui avait donné? Saint Jérôme, en un passage de son commentaire sur saint Matthieu, xvi, 19^, paraît regarder la sentence comme purement déclaratoire. Son texte cependant n'est pas décisif, et il y refuse surtout