Ambroise, Epi&t. LX
4. On met à paît la question du culte des images dont on traitera plus loin.
o. ZENON, Tract. I, 2, 9; Ambroise, De institutione Virginia, 32 suiv. ; De virginibus, II, 6 suiv.
6. Il s'agit probablement ici de précurseurs obscurs d'Helvidius; car le commentaire sur saint Matthieu est antérieur à l'exil de saint Hilaire en Orient.
que Marie avait eu, postérieurement à la naissance de Jésus, des relations conjugales avec saint Joseph. Ce fut dès lors la doctrine absolument reçue : « O magnum sacramentum ! Maria virgo incorrupta concepit, post conceptum virgo peperit, post partum virgo permansit* ». L'erreur d Uelvidius, de Bonosus et de Jovinien ne fit que provoquer l'ardente invective de saint Jérôme^, la protestation plus calme mais très élevée de saint Ambroise', et la réprobation oiïicielle de l'Eglise.
A côté, mais au-dessous de Marie, on vénère également les saints. On les fête et on les prie, on élève en leur honneur des temples et des basiliques; le pape Damase compose des inscriptions métriques pour orner leurs tombeaux; Prudence chante leurs combats; saint Paulin, sur un ton plus doux, célèbre le cher saint Félix. Ces honneurs cependant sont, jusqu'au v^ siècle, réservés aux martyrs. Et comme on vénère les saints régnant au ciel, on vénère aussi leurs restes mortels. Ce sont des « reliquiae sacrae » dont on fait la translation avec pompe ^. A ce sujet les critiques de Vigilance ne rencontrent que peu d'échos ; et saint Jérôme les réfute vigoureusement^, en même temps qu'il précise minutieusement la nature du culte rendu aux martyrs et à leurs reliques : « Nos autem non dico martyrum reliquias, sed ne solem quidem et lunam, non angelos, non archangelos, non cherubim, non seraphim... colimus et adoramus. Honoramus autem reliquias martyrum, uteum cuius sunt martyres adoremus.