‹ Histoire des dogmes (volume 4)Chapitre 260 sur 409 · Pacies, Exhori. libellus · texte numérisé non relu

Pacies, Exhori. libellus

5. In psalm. I, 13; LXVII, 33; LXVHI, 31; CXX, 14; CXXXV, o; CXVni, liU.lll, 3; In Mallh., X, 20; XXXIII, i.

amisit originem, sed profecit ad honorem * ». C'est nussi la doctrine de Zenon de Vérone ^.

Ainsi transformés, les élus — justes ou pécheurs amendés — reçoivent la couronne. Ils jouissent d'un bonheur sans fin que nos auteurs aiment à décrire ^. Mais ce bonheur n'est pas le même pour tous; car il y a diverses demeures dans la maison du Père. Seuls, Jésus-Christ et les apôtres, que celui-ci veut être avec lui, cohabitent proprement en Dieu ''.

Celte eschatologie, pour archaïques qu'en soient certains traits, ne trahit pas sensiblement l'influence d'Origène, et il semble donc que, jusque vers 380, cette influence n'ait pas été dominante en Occident. Nous allons la retrouver plus claire dans les œuvres qu'il reste à examiner.

L'Ambrosiaster a écrit sous Damase, c'est-à-dire au plus tard en SS'i. Pour lui, la chute de l'empire romain marquera la fin du monde : l'antéchrist apparaîtra; il sera détruit par la puissance divine '% et pendant mille ans (exstincto antichristo) Jésus-Christ régnera sur les saints^. Suivra la résurrection générale. Comme saint Hilaire, et comme d'ailleurs tous les auteurs de son temps, F Ambrosiaster partage les hommes en trois classes : les saints ou les JusteSf qui ont mis leurs œuvres en harmonie avec leur foi chrétienne; les pécheurs, c'est-à-dire les chrétiens qui ont mal vécu ; enfin les impies, qui comprennent les apostats, les infidèles et les athées. Tous ressusciteront, mais les

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