‹ Histoire des dogmes (volume 4)Chapitre 366 sur 409 · Cf. ici De Gen. ad litt., VIII, H · texte numérisé non relu

Cf. ici De Gen. ad litt., VIII, H

3. De Gen. ad lilt., YIII, 11 ; IX, 6; De Gen. contra manich., II, 8.

vivants le nom qui leur convenait ' . Une soumission parfaite des sens à la raison, et de la raison à la loi de Dieu, qui rendait impossible la concupiscence instinctive et les mouvements désordonnés de la chair. L'union conjugale elle-même eût été « sine ullo inquiet© ardore libidinis » ; — « nulla concupiscentia tanquam stimulus inoboedientis carnis urgebat^ ». Puis la liberté de faire le bien ou le mal, mais avec une inclination au bien. <r Bonae igitur voluntatis factus est homo, paratus ad oboediendum Deo, et praeceptum oboedienter accipiens, quod sine ulla quamdiu vellet difficultate servaret, et sine ulla, cum vellet, necessitate desereret, nec illud sane infructuose, nec illud impune facturus^. » Cette liberté en effet n'était pas « non posse peccare » qui est la liberté parfaite des élus, mais « posse non peccare* ».

Et enfin, pour tout couronner, la grâce, celle que les théologiens nomment habituelle. Saint Augustin, il est vrai, est ici moins explicite. Cependant, il regarde comme identiques l'état d'Adam innocent et celui dans lequel nous sommes renouvelés « in iustitia et sanctitate veritatis » ; il dit que nous recevons « per gratiam iustitiae » l'image de Dieu qu'Adam a perdue ou vu altérer par son péché ; que nous recouvrons par Jésus-Christ la « iustitia fidei » dont nous avions été frustrés en Adam ^. Il y avait donc dans notre premier père, en dehors des dons que l'on appelle prêternaturels, un don spécial de grâce, la justice, qui en faisait un homme intérieurement spirituel^.

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