‹ Histoire des dogmes (volume 4)Chapitre 394 sur 409 · De praedest. sanctor · texte numérisé non relu

De praedest. sanctor

SAINT AUGUSTIN ET LE PÉLAGIANISMC. 5Cl

prédestinés sont d'abord appelés à la foi d'une propria vocatio , appelés secundmn propositum , c'est-à-dire d'une façon eflicace*; puis ils sont justifiés par des grâces également efricaces afin d'être « sancti et immaculati in conspectu sius (Dei)^ »; puis favorisés de la persévérance finale de façon à ce qu'ils ne défaillent point dans le bien, ou que leurs défaillances soient réparées à l'heure de la mort'; et enfin couronnés et glorifiés au ciel.

La façon même dont saint Aug-ustin expose ces premières idées sur la prédestination conduit naturellement à penser qu'il a admis une prédestination à la gloire absolue et gratuite, et, comme s'expriment les théologiens, ante praesfisa mérita : Dieu n'a rien considéré dans le choix de ses élus que sa propre volonté ; il a seulement, consé(|uemraent à ce choix, pourvu ses élus — les adultes du moins — des grâces nécessaires pour qu'ils méritent effectivement par leurs œuvres la gloire qu'il leur destinait. Plusieurs auteurs cependant (Franzelin, Fessler-Jungmann)'*ne veulent pas que l'évêque d'Hippone ait eu sur ce point de système précis, ni qu'il ait traité la question de la prédestination ante ou post praevisa mérita, en somme oiseuse, contre les pélagiens. Ce n'est pas 1 avis de Petau. Bien qu'il ne partage pas personnellement l'opinion de saint Augustin^, le savant jésuite a accumulé les arguments pour démontrer que notre auteur a soutenu la prédestination absolue, ante praevisa mérita^ ^ et ce jugement de Petau paraît en ellet plus conforme aux textes, et

\. De praedest. sanct., 37; cf. De dono persev., 21. 4. De praedest. sancl., 36.

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