‹ Histoire des dogmes (volume 4)Chapitre 43 sur 409 · Atua^ase, Epist. ad. Serapionem, I · texte numérisé non relu

Atua^ase, Epist. ad. Serapionem, I

2. On ne voit pas que le mouvement signalé par Sérapion en Egypte ait procédé de l'éclat des semi-ariens, il semble plutôt lui avoir été parallèle.

3. SocRATE, Hist. eccl., II, 45; Sozomène, Hist. eccL, IV, 27 ; Saint Basile, Epist. CCLI, 4; Théodouet. Hist. eccL, II, 5.

4. Il est peu probable que Macedonius personnellement ait enseigné cette doctrine.

§ 7. — La restauration nicéenne et le second concile général.

Tel était l'état des choses et des esprits au moment de la mort de Constance. Ofliciellement, l'acacianisme, c'est-à-dire limprécision doctrinale, avait le dessus; uae nouvelle erreur, celle des pneumatomaques, faisait son apparition ' et divisait les semi-ariens, alliés possibles des orthodoxes. Le nouvel empereur, Julien, ne tardait pas d'ailleurs à se déclarer contre le christianisme. La situation ne pouvait être plus fâcheuse. Cependant le mal était moindre qu'il ne paraissait. L'Occident n'avait pas été sérieusement entamé par l'hérésie : en Orient, les partis étaient lassés, et les semi-ariens, notamment, s'étaient trouvés, par leur défaite, rejetés du côté des nicéens, leur seul recours contre leurs adversaires de gauche. L'arianisme tirait sa grande force de la faveur impériale : cet appui venant à lui manquer, on le vit rapidement décliner et disparaître de l'empire.

11 ne saurait être question de raconter ici en détail l'histoire de cette décadence et de la restauration parallèle de l'orthodoxie, fruit surtout de l'action persévérante, du zèle patient et magnanime d'Athanase et de ses amis : il suffira d'en noter les étapes principales.

En Occident, on vient de le dire, la tâche était relativement aisée. En 360, un concile de Paris, sans réprouver rôu-oiouaioç, susceptible d'un bon sens, se prononçait pour rôfjLooufftor, et condamnait en même temps le sabellianisme^. En Italie, Hilaire, qui s'y était rendu, et Eusèbe de Verceil , malgré les entraves que leur sus-

1. Il faudrait signaler aussi l'apollinarisme qui se montre au même mamenl : on en parlera plus loin.

8, Hilaire, Fragm, XI, 1-4.

citait rintransigeance des lucifériens ' , travaillèrent avec succès à la réconciliation des évêques faillis, à qui ils demandèrent, pour toute condition de réhabilitation, la reconnaissance du symbole de Nicée et la condamnation de l'arianisme. Bientôt l'évêque de Milan, Auxence, se trouva isolé dans son hérésie. A Rome, en particulier, quatre conciles successivement tenus sous Damase, le successeur de Libère, en 369, 376, 377, 380, renouvelèrent les décisions de Nicée, définirent la divinité et la consubstantialité du Saint-Esprit, et condamnèrent — avec Apollinaire — les sabelliens, les ariens et les macédoniens^. En Pannonie, Ursace et Valens persistèrent dans l'erreur, mais Germinius de Sirmium souscrivit, en 366, à réffAoïo; xaTà inxvTa^,

En Orient, l'œuvre de relèvement et de réconciliation était plus ardue et plus délicate. Elle s'accomplit cependant à travers mille contrariétés. Athanase, dès 359, avait tendu, dans son traité De synodis, la main aux dissidents, en les assurant qu'il ne voulait pas disputer sur les mots, mais sur les idées qui le séparaient d'eux. Rentré à Alexandrie, le 22 février 362, il y tenait, cette même année, un concile important, dont il rédigea la lettre synodale , le Tomus ad Antiochenos. Le concile décida qu'on n'exigerait des arianisants, pour être réconciliés, que la reconnaissance du concile de Nicée et le rejet de l'arianisme; condamna ceux qui prétendaient « que le Saint-Esprit est une créature et séparé de la substance du Christ ■* » ; et refusa de se pro-

1. On appelait ainsi le parti scliismatique de Lucifer de Cagliari, qui se refusait à toute communication avec les évêques compromis dans l'arianisme et à toute indulgence et pardon à leur égard.

2. Damasi epist. I, U, fragm. 1-3 (P. L., XIH, 34" suiv.); Sozomène, Hisl. eccL, VI, 23; Théodoret, Hist. ceci., II, 17. Peut-être faut-il rapporter au concile de 380 la Confessio fidei catholicae de Damase, P. L., XIII, 358; liAHN, § 271. Cf. TiiÉODouET, Hist. eccl., V, 11.

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