‹ Histoire des dogmes (volume 4)Chapitre 55 sur 409 · Epist, ad Serapion. I, 2S · texte numérisé non relu

Epist, ad Serapion. I, 2S

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La doctrine trinitaire d'Alhanase allait devenir celle de l'Église grecque. Avant d'en venir là, elle devait cependant recevoir, soit dans sa terminologie, soit dans sa théorie des personnes divines et de leurs relations, de sérieux compléments. C'est encore au Père seul que saint Atlianase applique par excellence le nom de Dieu : £v TÎj IxxXYjffta £Îç ôîoç XYipûaaeTai, 6 xoïï ^oyou Txax>ip3. De plus, bien qu'il n'ait pas condamné, au concile d'Alexandrie de 362, ceux qui disaient {A(a oùdîa, xpeiç uTtoffxxaetç, il a personnellement, jusqu'à la fin de sa vie, confondu les deux termes oùaîa et uuo'dxaffiç '. Il écrira même, vers 369, dans V Epistula ad Afros, 4 : 'H S^ oTTo'ffTaaiç oùffi'a Itrxt, xa\ oùôèv àXXo av)ij.aivôjjL£vov iysi rj «ùxo xo ov. Comme il évite, d'autre part, l'emploi du mot Trpodwitov, il s'ensuit qu'il ne possède aucun terme pour désigner la personne. Il n'a pas du reste étudié ce qui constitue en soi les personnes divines, ni comment elles se distinguent et s'opposent entre elles, ni comment nous pouvons, par de lointaines analogies, nous représenter les opérations mystérieuses qui les font être. Polémiste toujours dans l'arène, Athanase n'a eu ni le loisir ni sans doute le goût de traiter ces questions de haute philosophie religieuse. Son enseignement trinitaire est donc incomplet : il sera complété en grande partie par les Cappadociens.

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