‹ Histoire des dogmesChapitre 103 sur 426 · Mansi, IX, 61-106; p. L., LXIX · texte numérisé non relu

Mansi, IX, 61-106; p. L., LXIX

et onze extraits dont l'empereur lui avait communiqué le texte, il en retenait cinquante-neuf, auxquels il en ajoutait un nouveau, le treizième, et les faisait suivre d'un anathème. Mais, d'autre part, Théodore n'avait été condamné ni à Ephèse ni à Chalcédoine, et il n'est pas d'usage, dans l'Église, de condamner des morts. En conséquence, Vigile n'osait condamner sa personne, ni permettre que d'autres la condamnassent, bien qu'il fût entendu que les fragments dogmatiques cités restaient absolument proscrits dans leur sens obvie [secundum subiectos intellegentiae sensus) ^

Venant ensuite à Théodoret, le pape se refusait à le condamner. Théodoret avait été reçu par le concile de Chalcédoine : il avait anathématisé Nestorius. Les injures contre saint Cyrille, ou il avait nié en être l'auteur, ou saint Cyrille lui-même n'avait pas voulu qu'on les rappelât. On ne devait pas être plus exigeant que saint Cyrille et que le concile. Vigile défendait donc de condamner aucun écrit sous le nom et avec le nom de Théodoret {siib taxatione nominis eiiis). mais il condamnait d'ailleurs toute proposition, qu'elle fût de Théodoret ou d'un autre , non conforme à la foi, et, pour confirmer ce qu'il avançait, il ajoutait cinq anathématismes contre des propositions nestoriennes -.

Passant enfin à Ibas,le Constitutum relevait d'abord, dans le concile de Chalcédoine, les votes des légats Paschasinus et Lucentius qui déclaraient que « la lettre d'Ibas ayant été lue [devant eux], ils avaient reconnu qu'il était orthodoxe » ; celui d'Anatolius de Constan-

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