‹ Histoire des dogmesChapitre 104 sur 426 · Maxsi, loc. cit. , 96; P. L., loc. cit · texte numérisé non relu

Maxsi, loc. cit. , 96; P. L., loc. cit

2. On remarquera le quatrième anathématisme qui paraît condamner les agnoètes, bien que non absolument: « Si quis unum lesum Christum veruniDei et euradeai ipsuni verum hominis filium futurorum ignorantiam aut diei ultimi iudicii habuisse dicit, et tanta scire potuisse quanta eideitas quasi alteri cuidam inhabitans revelabat, anathema sit > (Mansi, loc. cit., 98; P. L., loc. cit., 104. V. Haux, 2 2-28).

tinople, disant que la lecture des précédents documents (entre lesquels la lettre à Maris) démontrait qu'Ibas était innocent ; et celui de Maxime d'Antioche, affirmant que cette lettre prouvait que la foi, la dictatio (^^ uTrayopta) de Tévêque d'Edesse était orthodoxe. Ces appréciations, continuait Vigile, non seulement n'ont pas été contredites, mais ont été confirmées par les autres membres du concile. Cela ne veut pas dire que le concile a approuvé les injures d'Ibas contre Cyrille; mais Ibas a révoqué suflisamment ces injures en acceptant la communion du patriarche d'Alexandrie. Puis insistant sur le péril qu'il y aurait à revenir sur le jugement du concile de Chalcédoine, le pape concluait que ce jugement, qui prononçait qu'Ibas était orthodoxe, et qui était basé, en partie du moins, sur une exacte intelligence de la lettre d'Ibas à Maris (ex verhis epistulae viri venerahilis Ibae rectissimo ac piissimo inteliectu perspectis) devait rester entier et intangible en ce qui concernait la lettre susdite ^ .

En conséquence et comme conclusion générale^ Vigile interdisait à tout clerc d'entreprendre d'ajouter,^ de diminuer ou de changer quoi que ce soit aux décisions du concile de Chalcédoine, et défendait absolument à toute personne dans les ordres et dignités ecclésiastiques d'écrire, émettre, composer et enseigner quelque chose de contraire au présent Constitua tum, et d'agiter de nouveau, après la présente définition, la question des trois chapitres ^.

Tel est, brièvement résumé, ce long document qui était signé par Vigile, seize évêques et six clercs '. Cet acte d'énergie ne pouvait que déplaire à l'empereur. On s'en aperçut dès la septième session du concile,

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