‹ Histoire des dogmesChapitre 105 sur 426 · MANsr, IX, 405; P. L., loc. cit · texte numérisé non relu

MANsr, IX, 405; P. L., loc. cit

3. Entre autres par le diacre Pelage, le futur successeur de Vigile»

qui se tint le 26 mai 553. Le questeur du palais commença par faire lire un certain nombre de pièces destinées, pensait-il, à confondre l'audace du pape ^ ; puis il communiqua une lettre de Justinien contenant l'ordre de rayer des diptyques le nom de Vigile, parce que, en soutenant les trois chapitres, il participait à l'impiété de Nestorius et s'était lui-même exclu de l'Eglise. Cette lettre ajoutait toutefois que l'empereur entendait rester en communion avec le siège apostolique, car la perversité de Vigile ni d'aucun autre ne pouvait nuire à la paix de FÉgiise. Le concile accepta cet ordre et déclara, lui aussi, vouloir garder l'unité avec le siège de Piome : « Servemus itaque unitatem ad apostolicam sacrosanctae ecclesiae sedem antiquioris Romae '^. » Ainsi la distinction entre sedes et sedens était déjà trouvée et appliquée; mais le concile, qui jusqu'ici s'était tenu malgré le pape, se tenait maintenant contre lui. 11 était pleinement schismatique.

11 ne lui restait plus qu'à consacrer son oeuvre en condamnant expressément les trois chapitres, et indirectement le pape qui les avait soutenus. La chose eut lieu le 2 juin, dans la huitième et dernière session. On y adopta un long écrit comprenant deux parties : d'abord un exposé de ce qui s'était fait au concile, exposé qui s'achevait par un anathème porté contre les trois chapitres et tous ceux qui les avaient défendus ou les défendraient ^ ; puis, quatorze anathématismes

1. Entre ces pièces se trouve la formule du serment remise par Vigile à l'empereur en 550, et dont il a été question plus haut. On y trouve également deux lettres que Vigile aurait adressées, l'une à Justinien, l'autre à Théodora, condamnant les trois chapitres, et admettant en Jésus-Christ « unam subsistentiam et unam personam et unam operationem ». Ces deux lettres furent, sur la réclamation des légats, déclarées fausses et apocryphes par le ^'V concile général (Mansi, XI, 588, 589, 592).

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