‹ Histoire des dogmesChapitre 106 sur 426 · Mansi, IX · texte numérisé non relu

Mansi, IX

qui reproduisaient en grande partie ceux de Justinien dans son 'OuLoXoyia ttigteo);. En voici l'objet ' :

Le premier définit la doctrine de la Trinité.

Le second prononce que les deux naissances, éternelle et temporelle, doivent être attribuées au Verbe.

Le troisième affirme l'identité du Verbe et de Jésus- Christ, même personne, àla fois Dieu et homme, faisant des miracles et souffrant.

Par le quatrième sont condamnées l'union g/stixo de Nestorius et ses difîérentes expressions, et l'union xaxà cuy/uffiv d'Apollinaire et d'Eutychès. On y adopte l'union xa6' uTcoffxatyiv OU xaxà auvôeffiv, laquelle maintient la distinction des natures, mais exclut leur séparation.

Le cinquième est dirigé contre ceux qui entendaient l'unité d'hypostase ou de personne en Jésus-Christ comme une simple unité morale de deux personnes ou hypostases, et attribuaient ce sentiment au concile de Chalcédoine. La Trinité, pas plus que le Verbe qui est un de la Trinité, n'a admis ainsi l'addition d'une nouvelle personne ou hypostase.

Le sixième anathématisme définit que Marie est vraiment, et non pas en figure seulement, Ôsotoxqç, et que le concile de Chalcédoine l'a ainsi entendu. On y prohibe les appellations àv6po)7roToxoç et jç^piaTOToxoç.

Le septième condamne ceux qui, en distinguant et comptant deux natures en Jésus-Christ, ne font pas cette distinction ôswpia (j^ovy], et leur supposent à chacune une subsistance propre et à part.

Dans le huitième, on explique que les formules sx §uo cpuaewv et (xîa cpuatç toîj ôeou Aoyou aeaapxwfxevr) ne doivent pas s'entendre d'une identité de cpuaiç ou d'oùaia de la divinité et de l'humanité qui se serait produite par confusion des deux, mais bien d'une unité personnelle.

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