‹ Histoire des dogmesChapitre 107 sur 426 · Ma>sSi, IX, 370 et suiv. ; Haun, Biblioth · texte numérisé non relu

Ma>sSi, IX, 370 et suiv. ; Haun, Biblioth

Les deux natures ont gardé dans l'union leur être spécifique : l'Église condamne à la fois et ceux qui les séparent et ceux qui les confondent.

Le neuvième proscrit et la double adoration du Christ au sens nestorien, et Tunique adoration au sens eutychien, cette dernière supposant que la divinité n'est avec la chair qu'une cputjiç ou une oùaïa. On doit adorer d'une seule adoration le Verbe uni à sa chair.

Le dixième anathématisme déQnit que Jésus-Christ crucifié dans sa chair est Dieu et un de la Trinité.

Par le onzième est anathématisé quiconque n'anathématise pas Arius, Eunomius, Macedonius, Apollinaire, Nestorius, Eutychès, Origène et leurs écrits, et généralement tous les hérétiques condamnés par l'Eglise et par les quatre premiers conciles, et quiconque partage leurs sentiments.

Le douzième anathématisme est dirigé contre Théodore de Mopsueste et contre tous ceux qui admettent ou défendent sa doctrine et ses ouvrages.

Le treizième vise Théodoret. 11 condamne tous ceux qui défendaient ou ne condamnaient pas ce qu'il avait écrit d'impie contre la vraie foi, contre le premier concile d'Éphèse, contre saint Cyrille et ses douze anathématismes, et généralement en faveur de Théodore de Mopsueste et de Nestorius et de ceux qui partageaient leur sentiment.

Le quatorzième s'occupe d'ibas. Il anathématisé tous ceux qui défendaient ou ne condamnaient pas sa lettre impie à Maris ^ ; tous ceux qui ont écrit ou qui écriraient pour la justifier, en se prévalant de l'autorité du concile de Chalcédoine.

1. On remarquera que le concile suppose toujours qu'il n'est pas certain que la lettre soit d'ibas lui-même : Tïji eTriTToXïjç t^ç ),eYO(x.évY)ç Trapà "16a ysycàçOai. Les partisans d'ibas niaient en effet son authenticité.

Tout le document se terminait par la peine de déposition portée contre les évoques et les clercs, et celle d'anathème portée contre les moines ou laïcs qui oseraient répandre, enseigner ou écrire quelque chose de contraire aux dispositions qu'il contenait. Cent soixantequatre évêques, y compris Eutychius, le signèrent. Ce fut le dernier acte du concile.

L'empereur se hâta de faire ratifier la sentence par les évêques absents de l'assemblée, en la soumettant à leur signature. En Orient, il rencontra peu de résistance; mais il voulait obtenir aussi l'assentiment des occidentaux et surtout du pape avec qui le concile s'était mis en conflit direct. Ceci était plus laborieux. Les latins montrèrent moins que de l'empressement à souscrire, et il fallut employer à leur égard, et d'ailleurs sans succès, les moyens violents, les menaces et l'exil '. On a supposé que Vigile aussi avait été exilé. Rien n'est certain 2. Ce qui est certain, c'est que le pape finit par céder et par accepter les décisions du concile. On a de ce fait, indépendamment du témoignage des historiens,deux monuments.

C'est d'abord une lettre de Vigile à Eutychius « pro confirmatione quintae synodioecumenicae^ », datée du 8 décembre 553. Après avoir rejeté sur les artifices du démon sa résistance antérieure, le pape y condamne les trois chapitres dans le sens du concile, et casse tout ce que lui ou d'autres ont fait pour les défendre.

Le second document est un second Constitutiun de Vigile '', daté du 23 février 554. Il était adressé peut-être aux évêques latins, et les longues discussions dans lesquelles il entre ont évidemment pour but de résoudre les

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