‹ Histoire des dogmesChapitre 108 sur 426 · Mansi, IX, 41 4-419; P. L., LXÏX · texte numérisé non relu

Mansi, IX, 41 4-419; P. L., LXÏX

4. Vigilii papas constitulum pro damnatione irium capitulorum, Mansi, IX, 457-488 ; P. L., LXIX, 143-178.

objections des partisans des trois chapitres ^ . La conclusion en est d'ailleurs la même que celle de la lettre à Eutychius.

Ainsi, le V® concile général avait condamné les trois chapitres, et le pape acceptait définitivement cette condamnation. C'était la victoire de la politique impériale, et d'autant plus solide que le successeur de Vigile, Pelage (556-561), d'abord hostile, lui aussi, à cette politique, s'y conforma à son tour. L'Occident cependant se refusa longtemps à entrer dans la même voie, et de nombreux schismes locaux se produisirent en protestation contre les décisions du concile et du pape. En Dalmatie, dans l'Afrique du Nord, dans le nord de l'Italie, dans la Vénétie, l'Istrie, la Ligurie et Flllyrie, en Toscane, beaucoup d'évêques dissidents repoussèrent la communion de Pelage -. Ce fut l'œuvre de ses successeurs, et en particulier de saint Grégoire le Grand ^, de ramener peu à peu à l'Église romaine les diocèses qui s'en étaient séparés; mais les derniers vestiges du schisme ne disparurent que sous Sergius P'' (687-701)-^, après cent cinquante ans. En France et en Espagne, une certaine hostilité se produisit, sans qu'on en vînt à la rupture. Quant aux monophysites, pour qui Justinien avait fait toutes ces avances et occasionné tant de troubles, il est presque inutile de dire que leur retour à l'Eglise n'en devint pas plus empressé.

En somme, cette question des trois chapitres fut une malheureuse affaire dont tous les acteurs, l'empe-

i. C'est lalettre rl'Ibas surtout qui en' fait l'objel. Vigile s'efforce de démontrer : 1° qu'elle n'est pas réellement l'œuvre d'Ibas; -2'> qu'elle n'a été jugée orthodoxe par aucun des prélats du concile de Chalcédoine. L'affirmation de ce dernier point est même appuyée d'un analhème contre les contradicteurs.

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