Id., 308 et suiv
qu'un voulant, le Verbe incarné, qui ne peut faire deux actes opposés de volonté; et il est impossible que la volonté humaine, divinisée comme toute l'humanité de Jésus, ne se conforme pas à sa volonté divine. Elle s'y conforme donc, mais librement, et par un vouloir humain et spontanée
Telle est, dans ses grands traits, la théorie développée par saint Maxime, et qu'il appuyait de textes scripturaires et surtout de l'autorité des anciens écrivains ecclésiastiques. 11 a, comme le pape Martin et son concile de 649, composé en faveur du dyothélisme un dossier patristique^ ; mais il faut avouer que son érudition n'est ni aussi étendue ni aussi sévère dans ses choix que la leur. Le côté philosophique de la question l'attirait davantage, et c'est par ce côté aussi que son œuvre nous intéresse, llabien vu tout ce que le monothélisme offrait de séduisant, et toutes les facilités qu'il donnait pour expliquer l'unité de la vie du Christ. Aussi ne l'a-t-il pas repoussé brutalement. Il s'est appliqué plutôt à substituer à l'explication simpliste, et en quelque sorte mécanique de cette unité proposée par l'hérésie, une explication basée sur l'harmonie morale résultant nécessairement dans l'Homme-Dieu de l'unité de sa personne et de la sanctification de son humanité.