Adv. Nestor., IV, 3 (col
7. De adoratîone in spir. et verit., I (col. 148) ; Thésaurus, XXXIV (col. 584, 585); De ss. Trinit., dialog. VI (col. 1009, 1013).
par une sorte de participation [extérieure] venue de lui, ni qu'il transmettra aux saints les discours du Fils à la manière d'un serviteur. Mais c'est comme si une fleur du meilleur parfum disait de l'odeur qui s'échappe d'elle et dont elle pénètre les sens de ceux qui l'entourent : Elle recevra de moi. Cette fleur désignerait [évidemment] une propriété naturelle et non pas quelque chose qui serait séparé et participé [du dehors]. C'est ainsi qu'il faut comprendre [les rapports] du Fils et du Saint- Esprit. Car étant l'Esprit de sagesse et de force, il est toute sagesse et toute force, conservant en lui l'opération de celui qui l'envoie, et manifestant dans sa propre nature celle de celui de qui il est » {o>:rc^ è? ô).o"j iriv to-j npoïévTo; evIpYSiav àuoaûi^ov ev éauT^, xat w- év tSîa a'j(7-,i xaTaSetxvûov eô [xà)-a rrjv outté p icTtv) i.
Ailleurs, le Fils est comparé au miel, et le Saint- Esprit à la douceur du miel-; le Fils à la lumière, et le Saint-Esprit au rayon qu'elle émet^ ; le Fils au feu, et le Saint-Esprit à la chaleur ; le Fils à Feau, et le Saint-Esprit à la fraîcheur qu'elle produit^.
La direction de la pensée de saint Cyrille relativement à la procession du Saint-Esprit ex Filio n'est donc pas douteuse ; mais les théologiens grecs postérieurs ne le suivirent qu'imparfaitement. Gélase de Cyzique, dans son Histoire du concile de Nicée (v. 475), II, 20, 22, se contente de l'affirmation que le Saint-Esprit procède du Père et est propre (tôiov) au Fils^. Même réserve dans le Pseudo-Aréopagite*^, dans l'auteur du /)e sectis, i, 1". On arrive ainsi au vii^ siècle sans que les Grecs paraissent s'être aperçus des progrès qu'avait faits la doctrine latine de la procession du Saint-Esprit depuis saint Augustin. Les rnonothélites s'en aperçoivent enfin, mais c'est pour dénoncer comme une erreur la croyance en la procession du