De caelesti liierarchia, IV, 1, -2; XV. i
propre à la nature angélique ToaTraôÈ? tî-ç cjaia;, et il ajoute : aTcaôèç 0£ To àôàvaTov auxw eIttov ^ .
Théodoret regarde comme vraisemblable que la création des anges a non pas précédé, mais accompagné celle du ciel et de la terre-. Quant au péché des anges déchus, du moment que l'on refusait d'y voir un péché de la chair, on se trouvait naturellement amené à y voir un péché d'orgueil. C'est la pensée de saint Cyrille^, de Théodoret^, de Basile de Séleucie^.
Cette doctrine n'était pas nouvelle. La grande nouveauté introduite dans la théologie des anges à l'époque dont nous parlons fut leur distribution en trois hiérarchies et neuf ordres enseignée par le Pseudo- Aréopagite. Jusqu'à lui, les auteurs, s'inspirant de ce qu'ils trouvaient dans l'Ancien Testament et dans saint Paul, comptaient plus ou moins de catégories angéliques, et n'attachaient d'ailleurs que peu d'importance à ces énumérations. Théodoret, par exemple, nomme les Principautés, les Puissances, les Trônes, les Dominations, les Séraphins, les Chérubins <f et d'autres noms à nous inconnus^ ». La classification de Denys accepte sans doute les dénominations antérieures, mais elle repose sur une théorie de philosophie mystique qui domine toute sa théologie. Le but de l'action divine en nous est de nous déifier (ôcttoaiçi, et cette déification comprend trois opérations successives, la purification, l'illumination, la perfection (xa6ap(7i<;, cpw-i(T(jioç, -csXeicoffiç) ^. Or cette action de Dieu