Orat. XXIil (col
G. Inpsalm. CIII, vers. 21 ';col. 1692); cf. Basil. Selecc. Orat. XXXIX (col. 429).
7, De oaelesti hierarchia, III, \. 2.
sur nous ne s'exerce pas directement : elle requiert des intermédiaires. Entre ces intermédiaires sont les anges. Les plus élevés, qui forment la première hiérarchie, communiquent immédiatement avec Dieu et puisent en lui leur lumière. Les moins élevés, qui composent la troisième hiérarchie, sont rapprochés de la terre et communiquent avec nous. Ils reçoivent leur lumière de la première hiérarchie, mais indirectement seulement, car entre la première et la troisième hiérarchie s'en trouve une seconde, illuminée par la première, transmettant la lumière à la troisième, et remplissant ainsi entre elles le rôle que l'ensemble des anges remplit entre Dieu et nous. Là d'ailleurs ne s'arrête pas le nombre des intermédiaires. Chaque hiérarchie se compose elle aussi de deux extrêmes et d'un milieu, c'est-à-dire de trois ordres d'anges qui sont entre eux dans le rapport où sont entre elles les hiérarchies. Et l'on obtient ainsi neuf ordres d'esprits célestes, que Denys classe de la façon suivante. La première hiérarchie comprend les trônes, les chérubins et les séraphins; la deuxième les puissances, les dominations et les vertus; la troisième les anges, les archanges et les principautés '.
Bien que Denys insiste sur les relations des anges avec les hommes, il ne mentionne pas spécialement leur rôle d'anges gardiens. La croyance qui attribue non seulement aux royaumes et aux Eglises, mais encore à chaque homme ou du moins à chaque fidèle un ange particulièrement chargé de les conduire était cependant toujours en honneur. Saint Cyrille la connaît et l'adopte en maint endroit^. Théodoret fait de même, et remarque que les nations ont pour gardien un
1. De caelesti hierarchia, IV, 3 ; VL 2; VU, 2; Vin, 2; IX, 2;X, 1.
2. Glaph. in Gènes., IV (col. 189); In psalm. XXXIII, v. 8 (col. 888); XLIX, V. 4 (col. 1078); Contra Iulian., lY (col. 688),
archange ^ . Anastase le Sinaïte donne semblablement un ange à chaque fidèle (ttkixoçJ^. Et si ces auteurs ne définissent pas dans le détailles fonctions de ces anges gardiens, on peut cependant conjecturer quelles elles sont par ce qu'ils disent ailleurs du rôle des bons anges en général. Ces anges nous éclairent et nous enseignent certaines vérités; ils nous excitent à la prière et intercèdent pour nous; ils introduisent les élus dans le ciel ; mais ils ne sauraient remettre les péchés, ni d'eux-mêmes sanctifier les âmes^.
§ 3. — L'homme, la chute, la grâce.
Saint Cyrille définit l'homme Çwov Xoyixov, ôvyj-rov, vou xa\ e7riffTr,(jtr,ç Sexxixov^. Dans cet homme, créé libre, on distingue deux substances^, le corps et l'âme. L'âme elle-même est définie par saint Maxime : [Oùataj àcojjAaxoç, à7r>v^,à6avaToç,>.oYixvi®; par Anastase le Sinaïte : Ouata XeTTxy], auXo; xai a(7y^y,|xaxiaxO(;, eixwv 6êou xai xuttoç'. On admet généralement que chaque âme est créée ^, et saint Maxime en particulier enseigne que l'âme n'existe ni avant ni après le corps : les deux éléments de l'homme sont produits simultanément^.
Ce sont là plutôt doctrines philosophiques. Il im-
1. Quaest. in Gènes,, Interr. 3 (col. 81); In Daniel., X, 13 (col. 149ij. 1497).