ID., In epist. ad Philipp,, I, v. 29, 30 (col
7. ID., In psalm. XXXVI, v. 23, 2t (col. 1132), et cf. In psalm. LXXXIX, V. 17 (col. 1608).
aisé de citer des textes analogues tant de ces mêmes auteurs^ que dlsidore de Péluse-, de saint NiP, de saint Maxime ^ Ils remarquent d'ailleurs avec soin et que la liberté humaine reste entière sous l'action de la grâce, et que cette grâce, pour obtenir son effet, requiert notre correspondance et notre coopération : « Il est besoin des deux, écrit Théodoret, à savoir de notre industrie (£7ri9u[i.ia) et du secours divin. A ceux qui n'ont pas d'industrie la grâce de l'Esprit ne suffit pas et l'industrie, si elle est destituée de la grâce, ne peut recueillir les richesses de la vertu ^. »
Tout cela est parfait, mais le point important est de savoir si ces écrivains poussent jusqu'au bout leur affirmation de la nécessité de la grâce pour la pratique des actes salutaires, et requièrent cette grâce pour le commencement delà bonne œuvre et pour les simples désirs du bien. Cette question, il est juste de dire qu'ils ne se la sont pas explicitement posée ; et dès lors il ne faut pas s'étonner si leur solution paraît trop souvent peu logique. En maint endroit, ils supposent que la bonne disposition de l'âme, que les efforts humains précèdent la grâce et en attirent l'effusion dans le sujet ^. « Il y a une foi qui dépend de nous (ecp' ^i|xtv), écrit saint Cyrille, et une foi qui est un don de Dieu. Car il nous appartient de commencer et de mettre en Dieu de toutes nos forces notre confiance et
1. Cyrill., hi psahn. III, v. 6 (col. 7-28); XXIX (col. 856); Théodoret, In Ezechiel, XXXVI, v. 26 (col. 1184).
-2. Epis t. IV, 171.