‹ Histoire des dogmesChapitre 155 sur 426 · Epist. IV, 166 (col · texte numérisé non relu

Epist. IV, 166 (col

Vu Capit. quinq. centen., cent. 1, 11 (col. 118i), 0. v. Rivière, op. cit., p. 431 et suiv.

est devenu semblable à nous, c'est-à-dire homme parfait, pour délivrer notre corps terrestre de la corruption qui l'avait envahi. [C'est pour cela] qu'il a consenti à devenir identique à nous dans sa vie par l'économie de l'union [hypostatique], et qu'il a pris une âme humaine, la rendant supérieure au péché, et la revêtant comme d'une teinture, delà fermeté et de l'immutabilité de sa propre nature ^ » Des formules analogues se rencontrent dans son commentaire sur saint Jean^. Elles ne sont toutefois qu'une introduction à une théorie réaliste plus approfondie et plus complète qu'il nous faut maintenant considérer.

« Si Jésus-Christ n'était pas mort pour nous, nous n'eussions pas été sauvés^. » Ce seul mot de saint Cyrille montre avec évidence qu'il ne regardait pas l'incarnation comme suffisante pour notre rédemption. Mais pourquoi et comment cette mort de Jésus-Christ nous sauve-t-elle ? Le saint docteur l'a expliqué avec une richesse et une ampleur de textes qui font de son enseignement sur ce point le résumé et la plus parfaite expression de la doctrine de l'Église grecque. Toutes les diverses formes de la pensée chrétienne antérieure y sont reproduites et notées. Jésus-Christ est notre rançon (àvTàXXaYixa, àvTiXuxpov)^ ; il est une victime qui s'est offerte en sacrifice pour le péché. De cette victime l'agneau pascal et le bouc émissaire ont été la figure ^. Cette dernière image nous conduit à l'idée de substitution pénale. Jésus-Christ était personnellement innocent, et par conséquent non susceptible d'être personnellement puni ou châtié ; mais il a

i. De incarn. Unigen. (col. 1213).

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