‹ Histoire des dogmesChapitre 156 sur 426 · Cyrill., Glaph. in Exodum, H (col · texte numérisé non relu

Cyrill., Glaph. in Exodum, H (col

4. De adorât, in spir. et ver., XV (col. 972) ; Glaph. in Exod., II (col. 488) ; Quod xmus sit Christus (col. 1337).

5. Glaph. in Exod., II (col. 425); In Levitic. (col. 588, 589).

pris sur lui nos péchés; il est devenu malédiction pour nous : dès lors, « ce châtiment qui revenait aux pécheurs, afin qu'ils cessassent de faire la guerre à Dieu, est tombé sur lui... Dieu Ta livré à cause de nos fautes ^ » ; « il lui a fait souffrir ce qui est dû aux plus grands pécheurs^ ». Par sa mort et par son sacrifice, il a payé, et nous avons payé en lui ce que nous devions pour nos péchés^. Il a expié nos fautes'; il a détruit les inimitiés existantes et nous a réconciliés avec le Père ^. Dès lors, le péché étant aboli, la mort, suite du péché, doit aussi disparaître^.

Toutes ces idées avaient été déjà exprimées par les écrivains antérieurs. Ce qui est particulier à Cyrille, C'est l'insistance qu'il met à montrer, d'une part, que les souffrances de Jésus-Christ représentent le châtiment dû à nos péchés, de l'autre, que cette réparation du péché est équivalente et surabondante. Maintes fois il observe que la rançon fournie par Jésus-Christ est àvTa^ioç ^ ; que Jésus-Christ mort pour tous nous surpassait tous en dignité et en valeur (ô TràvTwv à^iojxspoç) ^. La raison en est simple : Jésus-Christ n'est pas un homme ordinaire, ni même simplement le fds adoptif de Dieu : il est le Verbe incarné, supérieur à toute créature^. Et cette équivalence de satisfaction n'est

1. In IsaiamylAW, v. 4-6 (col. llTGettout le passage). ■2. In Epist. Il ad Corinth. (col. 945).

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