‹ Histoire des dogmesChapitre 195 sur 426 · S. Dorothée, Doctrina, XXIV (P. G., LXXXVIII · texte numérisé non relu

S. Dorothée, Doctrina, XXIV (P. G., LXXXVIII

7. Saint Dorothée (vers ooO) nomme ces fêtes les fêtes des Pères (éopÔT) uaTÉptov, Doctrina, XXIII, 1, col. 1829).

On ne vénère pas seulement les saints : on vénère leurs reliques' ; on pense qu'elles sanctifient ceux qui en approchent 2. Constantinople en possède d'inestimables ; mais d'ailleurs il est d'usage de ne pas ouvrir une église sans y déposer quelques reliques; et cet usage donne lieu à des translations continuelles. Les images des saints sont aussi en honneur, et nous devrons bientôt traiter de l'opposition terrible qui y fut faite*'. Ajoutons la coutume — très ancienne — des pèlerinages à Jérusalem surtout, au Sinaï, aux villes particulièrement illustrées par le souvenir des saints qui y avaient vécu.

A ces pratiques en l'honneur des saints se joignait naturellement l'emploi de ces nombreux moyens de purification et de sanctification que nous nommons des sacramentaux [sacramentalia]. L'eau était solennellement bénite le jour de l'Epiphanie-*, mais on en bénissait aussi en dehors de ce jour, et on s'en servait souvent. On oignait les malades avec l'huile des lampes des églises ou qui brûlaient devant certaines reliques^. On faisait célébrer pour les défunts un service funèbre les troisième, neuvième et quarantième jour après leur mort, et le jour anniversaire de leur décès ^.

Comme couronnement à tout cet ensemble de pratiques chrétiennes, souvent comprises d'une façon trop extérieure et pharisaïque, mais témoignant cependant d'un fond réel de religion, il faut mentionner le déve-

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