Quaestiones et dubia, Interrog. X (col
5. Y. par exemple Cyrill., In psalm. lY, 10 (col. 1097); In Lucam, XX, 27, 37 (col. 892); /n Oseaw,!, 11 (col. 56); Théodoret, Quaest, in Genesim, Interrog. 54 (col. 157); ïsid. fEhva., Epist. I, 284; lY, 201; S. Nil, Epist. I, H1-H3; II, 200.
6. Le traité, intitulé Theophrastes, sive de animarum immortalitate et corporiimresurrectione, se trouve dans P. G., LXX)tV, 872 et suiv. La question de la résurrection des corps commence à être traitée, col.
Pour résoudre cette difficulté, Enée esquisse une explication qui se rapproche beaucoup de celle de saint Grégoire de Nysse. Tout corps vivant se compose de matière et de forme. La matière se dissout et se disperse, mais la forme (tou eiSouçô \6-^o<-) reste immortelle. Cette forme — que l'auteur considère comme une idée directrice active — recompose la matière et lui donne la même disposition qu'elle possédait avant d'être dissoute :elle refait le même corps. G est ce qui se voit par exemple dans un grain de blé qui se reproduit. Or si la forme des vivants ordinaires est ainsi indestructible, combien plus celle de Thomme, celle de l'âme immortelle elle-même. L'âme habitant dans cette forme et la connaissant bien, pourra donc en elle et avec elle reconstituer son ancien corps, et cela d'autant mieux que Dieu, qui appelle chaque âme en particulier, l'envoie à ce qui lui appartient, TrpbçTo oixeTov ^
L'attention était attirée sur cette question au vi° siècle par le renouveau d'origénisme qui se produisit à cette époque, et contre lequel sévirent Justinien et ses conciles 2. On condamna notamment dans deux canons (10 et 11)^ ceux qui soutiendraient que Jésus-Christ est ressuscité en un corps éthéré et sphérique, que les hommes, après la résurrection, auront aussi des corps éthérés et sphériques, bien plus, que ces corps seront anéantis au jour du jugement, et qu'il n'y aura plus au monde que des esprits. D'autre part, les auteurs expliquèrent que le corps ressuscité sera sans doute le même que celui qui est mort, mais sera cependant, chez les justes, un corps spirituel (TCvsufxaTixov cwixa), parce qu'il se trouvera désormais affranchi des besoins naturels, qu'il obéira à la direction de l'Esprit-Saint,