C'est-à-dire à Saint- Victor de Marseille et à Lérins
h. Ce sont, entre les lettres de saint Augustin, les lettres CGXXV (celle de Prosper) et CCXXYI (celle d'HIlaire).
5. Parmi les opposants aucun n'est nommé, sauf l'évêque d'Arles, Hilaire, ancien moine de Lérins.
sien ^ Si l'on ne saurait avoir par les seules forces do la nature une foi pleine [fides intégra)^ on peut du moins avoir le regret de son infirmité [dolor compunctae inprmitaiisY \ on peut demander, chercher, frapper à la porte de la miséricorde divine. La distinction augustinienne de la grâce auxilium qiio et auxilium sine quo non est déclarée sans objet : il n'existe qu'un auxilium sine quo non qui trouve une nature tombée, affaiblie, mais non pas impuissante absolument pour le bien ^. La grâce ne précède pas proprement la détermination et l'acte méritoire, elle les accompagne seulement : « gratiam Dei... comitem, non praevram humanorum volunt esse meritorum ^ ». Mais il reste d'ailleurs entendu que la grâce est nécessaire pour en venir aux actes et à l'accomplissement des bonnes œuvres conçues et voulues '\ Ici tout le monde est d'accord.
La grâce est offerte à tous. Tous les hommes sont appelés par la loi naturelle, écrite ou évangélique. car Dieu veut également le salut de tous : « indifferenter universos... salvos fieri et in agnitionem veritatis venire ». 11 ne dépend donc que de l'homme de se sauver, car il peut toujours correspondre à l'appel divin ^. Il dépend de lui de persévérer, puisque la persévérance est donnée à la bonne volonté première : elle peut « suppliciter emereri vel amitti contumaciter^ ». Il dépend aussi de l'homme d'être prédestiné, car la prédestination n'est point absolue ni ante praevisa mérita : elle est conséquente à la prévision que