P. G., tom. LXXXVI, 1, col
l'autorité de Fauste, ils s'adressèrent à Févêque africain Possessor exilé à Constantinople. Celui-ci s'adressa à son tour à Hormisdas^. La réponse du pape est du 13 août 5202. Elle dit de Fauste : « Neque iîlum recipi, neque quemquam, quos in auctoritate Patrum non recipit examen catholicae fidei, aut ecclesiasticae disciplinae ambiguitatem posse gignere, aut religiosis praeiudicium comparare. » Quant aux questions de la grâce et du libre arbitre, ce qu'enseigne l'Eglise « licet in variis libris beati xlugustini, et maxime ad Hilarium et Prosperum^ possit cognosci, tamen in scriniis ecclesiasticis expressa capitula continentur ' )). Ainsi le pape déclarait Fauste non reçu — sans défendre pourtant la lecture de son livre. — et renvoyait, pour connaître la doctrine de l'Eglise sur la grâce, à saint Augustin en général et surtout aux deux traités De praedestinatione sanctorum et De dono perseverantiae, mais plus sûrement encore aux décisions ecclésiastiques, c'est-à-dire vraisemblablement aux auctoritates réunies à la suite de la lettre xxi de Célestin.
Cette solution un peu imprécise ne satisfit pas les moines scythes. Dans sa réplique à la lettre d'Hormisdas^, leur archimandrite, Jean Maxence, le blâma de permettre la lecture d'un auteur dont il ne reconnaissait pas d'ailleurs l'autorité et, par une comparaison de la doctrine de Fauste avec celle de saint Augustin, s'efforça de prouver que le premier était hérétique et pélagien^. La critique était pénétrante et vivement conduite.