P. L., Lxvni
T. Sur saint Prosper, v. plus haut, p. 283.
que part le mouvement contre la doctrine augustinienne de la grâce et de la prédestination ; non pas qu'on n'y tienne en très haute estime le génie et les ouvrages de saint Augustin ; mais, si fidèlement qu'on le suive sur les autres points de son enseignement, on ne croit pas, en celui-ci, devoir adopter ses vues. A Marseille appartiennent Cassien ^ , dont on a déjà parlé, le moraliste Salvien^ et le prêtre Gennade (fin du v*' siècle) ^. A Lérins appartient saint Vincent, l'auteur du fameux Commonitorium (434) ^ \ et de Lérins sont sortis Honorât et Hilaire d'Arles, Eucher de Lyon, dont les écrits sont perdus ou sans intérêt pour notre objet, Fauste de Riez, encore vivant vers la fin du v*^ siècle^, et son adversaire, Césaire d'Arles (f 543)®. Ce dernier, un des meilleurs orateurs populaires de l'ancienne Église latine, est au plus haut point représentatif du caractère pratique et régulateur de cette Église. Césaire tourne à la conduite des âmes les dogmes les plus abstraits ; il aime les formules qui fixent et résument, les distinctions qui précisent, les classifications qui introduisent dans les problèmes de la morale quelque chose des procédés du droit. Vivant au
1. Œuvres dans P. L., XLIX, L. Y. plus haut, p. 276. les travaux signalés.