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De cognit. baptismi, III, col

19. Voir celles de Récarède et des évêques goths au IIF concile de Tolède (589) et des IV<=, VP et Xi« conciles de Tolède en G33, G38 et 675 (Hahn, § 177-180, 182). C'e&t au concile de 589 que nous entendons pour la première fois réciter par Récarède le symbole de Constant!-

symbole Quicunque vult^ dont nous parlerons bientôt, la contient aussi.

C'est encore à saint Augustin que se rattachent saint Fulgence et saint Grégoire le Grand dans les explications qu'ils donnent sur les missions divines. Ces missions ont pour principe les processions, et n'en sont, pour ainsi dire, qu'une prolongation ad extra. Par le seul fait que le Fils est engendré par le Père, et que le Saint-Esprit procède de l'un et de l'autre, le Fils et le Saint-Esprit sont, de quelque façon, envoyés. Cette mission se complète quand It* Fils s'incarne, et quand le Saint-Esprit est donné aux âmes par la grâce '.

Saint Fulgence a reproduit les vues philosophiques de Tévêque d'Hippone sur la mémoire, l'intelligence et la volonté, image de la Trinité divine dans l'âme humaine^; et Julien de Tolède s'est appuyé également sur son autorité pour soutenir contre ses censeurs la légitimité de sa formule trinitaire : « Voluntas genuit voluntatem sicut et sapientia sapientiam^ ». Mais, plus remarquables que ces décalques

nople avec l'addition « ex Pâtre et Filio procedentem » (Mansi, IX, 981).

1. S. Fulgence : « Filims est igitur a Pâtre missus, non Pater a Filio. quia Filius est a Pâtre natus, non Pater a Filio. Similiter etiam Spiritus sanctus a Pâtre et Filio legitur missus quia a Pâtre Filioque procedit » {Contra Fabian., fragm. XXIX, col. 797). « Missio ergo Spiritus saneti coUatio est invisibilis muneris,non apparitio personalis " {ibid.. col. 794). — S. Grégoire : « Eo enim ipso a Paire Filius mitti dicitur quo a Pâtre generatur... Eius missio (Spiritus saneti) ipsa processio est qua de Paire procedit et Filio. Sicut itaque Spiritus miili dicitur quia procedit, ita et Filius non incongrue mitti dicitur quia generatur » {In evang. homil. XXVI, 2). Et cf. Bède, Homil. II, 10, col. 182.

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