Sentent., I
:>. In evang. homil. xxxvni, 7, 8.
seul homme : « Caput et corpus, Christus et Ecclesia unus home, unus est Christus ^ »
Aussi, comme le Christ est la source de toute vérité et de toute grâce, ne trouve-t-on que dans l'Eglise la vérité religieuse et la grâce de la sanctification et du salut. Elle est chargée d'enseigner les hommes, de les diriger vers le ciel, et elle le fait infailliblement; elle est la dépositaire et la dispensatrice des dons divins fruits delà rédemption, et on ne les reçoit utilement que de ses mains. Écoutons la belle apostrophe de Cassiodore : « O vere sancta, o immaculata, o perfecta mater Ecclesia quae, divina gratia largiente, sola vivificas, sola sanctificas... cuius piae confessioni nihil addi, nihil minui potest... sola inoffenso fidei cursu sine periculo diluvii constanter enavigas, nec ullis erroribus aquiescis...Nescis loquinisiquodexpeditcredi^. » Avant lui, saint Fulgence avait écrit avec plus de rigueur : « Extra Ecclesiam catholicam nullus accipit indulgentiam peccatorum... Extra hanc Ecclesiam nec christianum nomen aliquemiuvat,necbaptismussalvat, nec mundum Deo sacrificium offertur, nec peccatorum remissioaccipitur, necaeternae vitae félicitas invenitur. Una est enim Christi Ecclesia, una columba, una dilecta, una sponsa"^. »
Donc, en dehors de TEglise, ni les bonnes œuvres et les aumônes ne sont utiles et fructueuses, ni le martyre lui-même ne saurait être couronné ^ ; c'est-à-dire que hors de TEglise il n'y a point de salut. Saint Fulgence le réafïirme dans ce texte classique : « Firmissime tene et nullatenus dubites quemlibet haereticum siveschis-